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dimanche 19 novembre 2017

L’ex Orange a décidé de se payer la ministre et plus globalement l’actionnaire.



L’ex Orange a décidé de se payer la ministre et plus globalement l’actionnaire. 

« La ministre de la culture Françoise Nyssen n’a pas assumé les réformes radicales prévues dans le document de travail d’une trentaine de pages qui a fuité la semaine dernière »alors l’ex Orange va lui expliquer comme elle l’a fait mercredi en convoquant le « Top management » du Siège (environ 200 personnes) comment il faut s’y prendre !

C’est une « note de note de onze pages » adressée en début de semaine dernière à Françoise Nyssen qui, selon elle, serait largement reprise dans le document ministériel destiné au groupe de travail sur la réduction de la dépense publique « comité action publique 2022 » et qu’elle a cru bon de présenter en vingt-quatre slides projetés sur écran géant sur le thème «Quel futur pour France Télévisions ?» !

Il n'est point question d’économies comme le demande l’État, tout au contraire. 



Rebelote, la voilà donc qui ressert son obsessionnelle un pôle de vidéo à la demande par abonnement supposée de rivaliser avec le géant américain et mondial Netflix…plateforme de diffusion au niveau européen cette fois-ci, excusez du peu ! Les milliards d’euros qu’il faudrait investir dans ce « diffuseur » regroupant l’ensemble des productions télé/vidéo de l’audiovisuel public avec une convergence des média régionaux, pas son problème !

Les droits des séries et autres émissions qui se négocient d’ailleurs pays par pays et dont très peu d’acteurs du secteur public sont propriétaires (à part la BBC ou la ZDF entre autres) elle ne s’en soucie guère ! Le fait que l’argent des contribuables qui financent de surcroit ces structures publiques, soit utilisé pour un service qui serait payant, pas son problème non plus !

Les autres télés publiques européennes, pas vraiment son problème ! Elles devront s’allier ou subir « le risque d’effacement du marché européen » selon Ernotte ! 

La suppression de la chaîne France Ô ou encore le passage sur le numérique de France 4 (comme de la radio Mouv’) seront compensé par un rapprochement avec la chaine franco-allemande Arte ! « Nous apporterons la puissance nécessaire au développement d’Artenous, c’est qui ? qui fera, elle, office d’avant-poste d’innovation éditoriale » affirme du reste l’ex Orange ! Combien tout cela va coûter ? Pas son problème ! 

La création de treize  groupements d’intérêt économique (GIE) fusionnant France 3, France Bleu et d’une partie de presse quotidienne régionale (PQR)  visant soi-disant à « créer des média de territoire » prônés comme la panacée alors même que l’appauvrissement des programmes régionaux s’est amplifié pour atteindre un paroxysme et surtout le coût,  toujours pas son problème !

Les conséquences sociales avec à la clé des milliers de suppressions de postes, pas un problème !! 

C’est l’État qui mettra la main à la poche, les contribuables qui paieront et la ministre qui suivra, à moins que…à moins que cette ultime provocation ne soit la dernière ! 

Il semble en effet que, selon nos informations, que les limites de ce que pouvait supporter l’actionnaire ayant été largement franchies, il appuie enfin dans les semaines qui viennent sur le bouton du siège éjectable.  
 

samedi 18 novembre 2017

Jean-Marie Cavada : violente et énième charge contre Ernotte sur France Culture !




Jean-Marie Cavada : violente et énième charge contre Ernotte sur France Culture ! 

Ce samedi 18 novembre, Jean-Marie Cavada qui était à 8H15 l’invité de l’émission  Les Matins du samedi animée par Caroline Broué n’a pas hésité, lui aussi, à tacler Ernotte  dans les grandes largeurs.
 
"Qui dirige France Télévisons actuellement, au fait ? La dame qui s’exprime dans Le Monde ?!" a-t-il lancé.


« Bien qu’élevé dans la forêt des Vosges, je n’ai pas de langue de bois » a ironisé Jean-Marie Cavada, y allant ensuite à la tronçonneuse « On a vu avec la nomination à la présidence de France Télévisions combien le grenouillage politique à l’Elysée et autour avait largement contribué à cette nomination et comment une voix d’un membre éminent que je respecte et estime beaucoup mais qui s’est trouvée pris dans un maelstrom, a changé de candidat. En gros est passée de Pascal Josèphe à madame Ernotte sous une pression tout à fait indigne et insoutenable puisque vous la savez il y a des plaintes qui ont été déposées à ce sujet (*) Donc on voit bien que ce bricolage-là n’est bon pour personne».
 
(*) L’instruction judiciaire est d’ailleurs en cours. 

Jean-Marie Cavada  aux questions plus précises sur « Les défis de la réforme de l'audiovisuel public »  a rappelé concernant ce genre de nomination que « Ça marche d’autant mieux quand des gens du métier dirigent des entreprises du métier. Il ne viendrait à l’idée de personne de mettre un garagiste à la place d’un chirurgien dans une salle d’opération ». 

Il a ensuite enfoncé le clou « Je rappelle pour une certaine sagesse, si l’on ne veut pas gâcher de l’argent public, que c’est mieux de mettre des dirigeants qui sont trempés de l’expérience audiovisuelle ; c’est quand même un peu plus moral de rappeler cette chose ».


Le blog CGC Média vous propose de découvrir l’interview intégrale(https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-idees-de-la-matinale/les-defis-de-la-reforme-de-laudiovisuel-public-avec-jean-marie-cavada)