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vendredi 6 février 2009

L’Association des employeurs du service public (AESPA) sans Président...

DIDIER TOURANCHEAU Président de l’Association des employeurs du service public (AESPA) a été nommé sous-directeur des ressources humaines et des relations sociales de l’administration pénitentiaire.

Il était jusqu'alors le Représentant des employeurs des 6 sociétés de l'Audiovisuel Public adhérentes de la Convention Collective et par dessus tout le garant. Ils sont quelques uns à avoir intrigué, non seulement pour le dégoûter mais surtout pour le faire partir.

Selon nos informations, encore dernièrement, deux DRH parmi les sociétés qui composent l'AESPA ont officieusement suggéré que l'Association s'auto dissolve... Autrement dit que l'AESPA n'ayant plus d'existence légale, la Convention Collective dont elle est signataire n'existe plus non plus.

A vomir.

Dans nos articles à suivre nous vous révèlerons qui sont ceux qui ont oeuvré pour faire disparaître donc mourir la Convention Collective privant des milliers de salariés de la couverture sociale dont ils bénéficient depuis 25 ans.

Comment au regard de projet de loi qui prévoit l'entreprise unique pour 3 des 6 sociétés adhérentes de l'AESPA ( France 2, France 3, RFO) un des responsables du groupe public a pu demander lors d'une réunion de l'instance, devant des collègues médusés si "France Télévisions qui n'est pas adhérente de l'AESPA pouvait adhérer à l'Association d'employeurs sans adhérer à la Convention Collective".

Chacun pourra "admirer" le degré de cynisme ou alors d'incompétence qu'il faut avoir pour faire une telle proposition. Chacun pourra imaginer, en conséquence, les réactions du Président de l'AESPA.
A partir de là, ceux qui veulent la mort de la Convention Collective de l'Audiovisuel Public, n'ont eu d'autre solution que de tout mettre en oeuvre pour faire partir son Président.

S'ils pensent être parvenu à leurs fins et avoir le champ libre, ils se mettent le doigt dans l'oeil.

La CGC Médias tient tout d'abord, avant que Didier Tourancheau ne rejoigne donc l’administration pénitentiaire, à saluer l'esprit de dialogue et l'ouverture d'esprit qui ont, entre autres, tout au long de son mandat, été les siens et qui ont prévalu sur ses relations avec les organisations syndicales.

La CGC Médias salue ses prises de positions sans équivoque que certains responsables des sociétés de Service Public n'ont pas vraiment appréciées et le fait que défendant les textes qui couvrent les salariés du Public, il n'a jamais accepté d'avaler les couleuvres que certains voulaient lui faire avaler.

La CGC Médias qui vous donnera très prochainement toutes les explications nécessaires à ce dossier, exige très officiellement que soit désigné sans délai un digne successeur qu'il est indispensable de ne pas trouver parmi les noms de ceux qui ont oeuvré contre lui contre le "partant" et donc contre les intérêts de tous les salariés concernés.

jeudi 5 février 2009

Le Tribunal de Grande Instance de Paris n’a rien validé du tout, contrairement à ce voudrait faire croire France 2


Le Tribunal de Grande Instance de Paris n’a rien validé du tout, contrairement à ce voudrait faire croire France 2.

Le Comité d'Entreprise de France 2, ainsi que les syndicats CGC, CFDT, SNJ ont bien assigné France 2 devant la chambre sociale du Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI), contestant :

- la régularité de la procédure d'information et de consultation du CE sur les chantiers « études », « achats » et « jeunesse » ainsi que celle sur la charte d’organisation,

- la régularité de la procédure de consultation du CHSCT menée dans le cadre des 3 chantiers,

- la légalité des transferts de salariés en application de l'article L.1224-1 du Code du travail (ex article L.122-12) et demandant l'arrêt de la procédure de consultation et l'inopposabilité des transferts aux salariés concernés.


Le TGI de Paris a bien rendu sa décision le 3 février 2009 et condamné France 2 à :

20.000 euros au titre de dommages et intérêts,
750 euros par syndicat demandeur,
la moitié des dépens à la charge de l’entreprise
et surtout l’exécution provisoire dudit jugement.


1- En réponse à la présentation trompeuse de France 2 dans son « Agora brèves » sur l’irrégularité de la procédure d'information/consultation du CE.

Sur la procédure d'information/consultation du CE, le TGI de Paris a jugé que « l’irrégularité de la procédure consultative relative à « sa charte de fonctionnement » [alors hors la loi, ndlr] est imputable à la société France 2 qui n’a pas entendu conduire la procédure à son terme en temps utile » et a donc condamné la chaîne à 20.000 euros de dommages et intérêts.

2- En réponse à présentation trompeuse de France 2 dans son « Agora brèves » sur la régularité de la procédure de consultation du CE et du CHSCT sur les « transferts ».

Le TGI a constaté que France 2 avait respecté les prérogatives du CE et CHSCT en matière d'information/consultation sans valider la légalité de ces transferts (donc la légalité du « contenu ») mais le fait que les 2 instances auraient été suffisamment informées et consultées. Le SNPCA-CFE-CGC conteste cette présentation trompeuse de France 2 et la contestera au travers d’une plainte complémentaire que le syndicat est en train de peaufiner.

3- En réponse à la présentation trompeuse de France 2 dans son « Agora brèves » sur la légalité des transferts de salariés en application de l'article L.1224-1 du Code du travail.

France 2 tente de faire croire que le "TGI a[urait] validé les transferts, jugeant que ces projets s'inscrivaient dans un renforcement de la structuration d'un groupe autour de son Président, commun à toutes les sociétés de ce groupe, passant par la nécessité pour ces dernières de travailler en synergie".

Cela est faux. Le TGI ne donne absolument pas raison à France 2 et ne valide absolument pas ces transferts dont le non respect des critères cumulatifs légaux de l’article L.1224-1 les rendent de facto illégaux mais dispose que " le fait que ces dispositions soient inapplicables ne peut avoir pour conséquence l’arrêt de la procédure de consultation" qui, est-il besoin de le redire, n’est pas spécifique aux dits chantiers.

Ainsi, France 2 arrange le jugement à sa sauce en écrivant "les chantiers ne sont pas remis en cause, l'ensemble des questions se rapportant aux projets de transfert des personnels et à la création des directions communes a été validé, la procédure d'information et de consultation des instances représentatives du personnel sur les chantiers a été jugée régulière".

La réalité du jugement est tout autre, le TGI ne donne absolument pas raison à France 2 pour l’application erronée qu’elle fait des critères cumulatifs légaux de l’article L.1224-1 mais dit seulement que de toute façon "le fait que ces dispositions soient inapplicables ne peut avoir pour conséquence l’arrêt de la procédure de consultation" ce qui n’est pas du tout la même chose. (plus d’infos en clquant sur l'article de Satellifax ci dessous)



Désinformation quand tu nous tiens !!!!!

mercredi 4 février 2009

Jean-lauc Delarue, sanction....pas sanction ???

Lundi soir 2 février, Jean-Luc Delarue a balancé une blague à la réalisatrice Yamina Benguigui style les blagues dont il a le secret sur le lignes aériennes. Une blague plutôt limité pour ne pas dire déplacée; blague qu'elle n'a pas appréciée. Elle a du reste demandé des excuses publiques dans "Le Parisien" du mercredi. Jean-Luc Delarue sur RTL, le jour même, indiquait "Je ne me reconnais pas dans ce qu'il s'est passé.

Quelles conséquences allait donc en tirer France Télévisions?

France 3, dans la semaine avait déjà fait savoir qu'elle se désolidarisait de l'animateur en rappellant que le choix des deux maîtres de cérémonie s'était fait en accord avec l'organisation des "Globes" et que la chaîne, en tant que diffuseur, n'était pas en mesure d'intervenir directement sur le conducteur de l'émission".

Le vendredi, le bruit courrait que Jean-Luc Delarue serait privé de direct par la direction du groupe.

Sur "Le Post.fr" France Télévisions "démentait": "Aucune décision ferme n'a été prise pour l'instant. Le Point est mal informé. Nous n'avons même pas convenu d'un rendez-vous avec Jean-Luc Delarue. Bien évidemment que nous gardons un oeil attentif sur cette histoire, mais pour l'instant rien n'est acté".

Plainte pour vol, complicité et recel à France Télévisions

Le SNPCA-CFE-CGC va déposer plainte contre X pour vol, complicité de vol et éventuellement recel, concernant des faits qui se sont déroulés dans une des structures filiales de France Télévisons.

Après que deux salariés soient allés au commissariat déposer une main courante que ce dernier a directement transformé en plainte et au regard de l'enquête de police qui va avoir lieu dans les quelques jours qui viennnent, l'organisation syndicale, devant la gravité des faits dont elle a connaissance, se portera partie civile dans le cadre donc d'une procédure judiciaire.

L'une des 4 autres organisations syndicales toujours représentatives de droit, nous a déjà fait savoir comme à la DRH d'ailleurs son intention de se porter également partie civile dans cette lamentable affaire.

Quelques soient les niveaux hiérarchiques d'implication, de tel ou tel acteur qu'il s'agisse de "l'exécutant au commanditaire", de ceux à quelque niveau que ce soit là encore qui ont exercé des pressions ou ont incité untel ou untel à commettre de tels gestes.....le SNPCA-CFE-CGC n'entend pas en rester là et ira jusqu'au bout pour que soient condamnés et dégagés tous les "responsables"....

Fort du jugement, le SNPCA-CFE-CGC va donc déposer une plainte complémentaire contre France 2

La prochaine plainte que le SNPCA-CFE-CGC entend déposer contre France 2 suite à sa victoire et à la condamnation de la chaîne par la Justice.

Pour faire court et synthétique :

Il convient d’abord de se replacer dans le contexte et remonter au 23 juin 2008 où intervient, entre autres, la demande du SNPCA-CGC auprès du TGI de Paris qui est à titre principal de « dire les transferts de 3 activités contraires à la loi d’août 2000 et contraires subsidiairement à l’article L122-12 du Code du travail devenu L1224-1 et en conséquence d’ordonner l’arrêt de la procédure d’information/consultation sur ces projets… »

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a tout d’abord condamné lourdement France 2 dont le représentant légal est bien Patrick de Carolis à 20.000 euros au titre de dommages et intérêts en constatant que « l’irrégularité de la procédure consultative relative à « sa charte de fonctionnement » [alors hors la loi, ndlr] est imputable à la société France 2 qui n’a pas entendu conduire la procédure à son terme en temps utile ».

Il est à noter que c’est donc « la charte » dans sa globalité qui est sanctionnée et ouvre droit à une « réparation du préjudice avec de forts dommages et intérêts ».

La charte dans sa globalité c'est-à-dire les quelques 25 pages du document où figurent tous les chantiers, les trois figurant dans la plainte « Acquisitions, Jeunesse et Etudes » mais aussi les 5 suivants puis les 4 derniers.

France 2 a le culot, suite à une lecture tout à fait partisane mais de plus erronée, de prétendre que sur le reste les demandeurs auraient été déboutés et que le Tribunal de Grande Instance de Paris lui aurait donné raison pour les 3 premiers chantiers de transferts (autrement appelé chantiers de synergies) !!!! Autant de mauvaise foi est édifiant sur les méthodes employées tout au long de l’année.

Rappelons la demande initiale qui remonte à juin 2008 : « En conséquence, ordonner l’arrêt de la procédure d’information/consultation sur les 3 projets [précités] parce qu’ils ne remplissent pas les critères cumulatifs d’applicabilité de l’article L122-12 du Code du travail devenu L1224-1 ».

Sur la « conséquence » donc qui découlerait de l’inapplicabilité, que dit le Tribunal ?

«L’inapplicabilité des dispositions de l’article L.1224-1 ne saurait avoir pour conséquence, au cas d’espèce [le cas échéant, ndlr] l’arrêt de la procédure d’information/consultation sur ces projets ».

Autrement dit, le TGI indique simplement que « L’inapplicabilité des dispositions de l’article L.1224-1 ne peut avoir comme conséquence, l’arrêt de la procédure d’information/consultation sur ces projets ».

Le TGI ne donne absolument pas raison à France 2 dans l’application erronée qu’elle fait des critères cumulatifs légaux de l’article L.1224-1 mais dit que de toute façon, le fait que ces dispositions soient inapplicables ne peut avoir pour conséquence l’arrêt de la procédure de consultation qui, est-il besoin de le redire n’est pas spécifique aux dits chantiers.

Pour vulgariser au maximum, c’est un peu comme si vous aviez des problèmes de voisinage avec le mauvais coucheur d’à côté qui transgresserait en permanence plusieurs articles de loi et que vous décidiez de demander au Tribunal, en conséquence, de casser votre bail.

Le Tribunal ne pourra que constater que « les nuisances de votre voisin et les différentes dispositions légales qu’il viole, certes sont condamnables et ouvrent droit à un préjudice mais ne peuvent avoir pour conséquence la rupture de votre bail qui donc pourra se poursuivre »… C'est presque évident.
Il faudra donc saisir en complément la juridiction compétente pour un motif supplémentaire faire stopper les nuisances et obtenir en conséquence des réparations.

C’est exactement ce qui se passe ici. Fort du jugement, le SNPCA-CFE-CGC qui a intégré le fait que l’un ne peut être la conséquence de l’autre, va donc déposer une plainte complémentaire pour faire « ordonner comme conséquences de l’inapplicabilité des dispositions cumulatives de l’article L.1224-1 et le fait que pour contraindre les collaborateurs des services précités à signer, France 2 en a invoqué par écrit le caractère obligatoire et faire condamner la chaîne ce faisant à un retour à la situation ante ainsi que la somme minimum de 10.000 euros par salarié concerné au titre du préjudice. » [entre 330.000 et 570.000€]

Michel Boyon président du CSA dénonce le "sous-financement" de l'audiovisuel français

Michel Boyon président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), a affirmé mardi, à l'occasion du vingtième anniversaire de l'institution au pavillon Gabriel que "l'audiovisuel français était en état de sous-financement".


"Pour faire des émissions de qualité, il faut pouvoir les financer. Or, je le dis inlassablement depuis deux ans, l'audiovisuel français est en état de sous-financement", a -t-il ajouté devant plus d'un millier d'invités, parmi lesquels figuraient la plupart des dirigeants de l'audiovisuel français.


Le président Nicolas Sarkozy, dont on s'attendait à ce qu'il prenne la parole à cette soirée, n'est arrivé qu'après le discours deMichel Boyon et resté peu de temps, n'a pas pris la parole.

mardi 3 février 2009

TF1 et M6 portent plainte contre la recapitalisation de France Télévisions

TF1 et M6 portent plainte contre la recapitalisation de France Télévisions

"Les 2 chaînes privées ne désarment pas dans leur bataille contre les subventions à la télévision publique", écrit La Tribune, qui révèle que TF1 et M6 ont porté plainte, fin décembre, auprès de la justice européenne, en dénonçant la recapitalisation de 150 millions d'euros de France Télévisions effectuée par l'Etat français.

Les deux chaînes estiment notamment invalide l'argument selon lequel les chaînes publiques ont subi une perte anticipée de recettes publicitaires avant même l'arrêt de la publicité après 20 heures.

[Et revoilà le concept de la mise en oeuvre d'une loi par anticipation....
Décidément Carolis qui n'avait qu'une chose à faire, une phrase à prononcer. Il aurait dû dire : "Je me dois d'attendre la promulgation de la loi...tant que cela n'est pas fait, je ne peux faire voter par mon CA des mesures de facto "hors la loi"...il ne l'a pas fait. Il n'a aujourd'hui plus qu'une chose à faire dans ce fatras perpétuel dans lequel il entraîne tout le monde, faire ce qu'il déclaré vouloir faire dès juin 2008 et qu'il n'a toujours pas eu le courage de faire: en tirer les conséquences]

Le Tribunal Correctionnel condamne lourdement Carolis pour ses transferts hors la loi comme l’était déjà son annonce de la suppression de la pub

Le Tribunal Correctionnel condamne lourdement Carolis pour ses transferts hors la loi comme l’était déjà son annonce de la suppression de la pub le 5 janvier 2009.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement en condamnant, aujourd’hui, significativement et lourdement France 2 dont le représentant légal est bien Patrick de Carolis :

20.000 euros au titre de dommages et intérêts,
750 euros par syndicat demandeur,
la moitié des dépens à la charge de l’entreprise
et surtout l’exécution provisoire dudit jugement (au cas où la chaîne imaginerait faire appel).

Rappel des faits, au cours du 2ème semestre 2008, le SNPCA-CGC avait déposé plainte près le TGI aux côtés du CE de France 2 mais aussi de 2 autres syndicats le SNJ et la CFDT. Le but de la plainte, faire annuler les soi-disant premiers transferts des salariés des services « Acquisitions, Jeunesse et Etudes » de France 2, France 3 et France 5, dans le cadre de ses « chantiers » contenus dans son projet pseudo de charte.

Bien que l’audience ait été prévue de longue date et connue de tous pour le 16 décembre 2008, Patrice Duhamel n’a pas craint d’annoncer que « si le projet de transfert des salariés des services précités n’avait pu être mis en place plus tôt, c’est parce que des procédures pénales étaient en cours. Cela n’étant plus le cas, la direction allait pouvoir poursuivre ».

Carolis avait même cru devoir écrire que le transfert des 33 personnes qui avaient accepté de signer un contrat France Télévisions (25 avaient préféré avec sagesse rester rattachés à leur chaîne d'origine, soit 40% des personnels concernés) revêtiraient un caractère obligatoire… en utilisant de façon la plus abusive et la plus illégale qui soit, l’article L.1224-1 du Code du travail qui en l'espèce comme le dit le Tribunal ne s'applique pas et ne revêt donc absolument pas ce prétendu caractère obligatoire mis fallacieusement en avant.

Le but de Carolis, Duhamel grandement conseillés par Réné Maisonneuve transfuge de Thalès et DGA/DRH de FTV : anticiper l’éventuelle « loi à venir » comme il l’a fait avec la suppression de la pub au détriment des salariés dont ils n'ont que faire.

Il était d’ailleurs, en cela, soutenu par Christine Albanel ministre de la Culture et de la Communication qui a annoncé partout à la presse et sur les ondes que "la loi passera puisque depuis un an elle a été anticipée".

Curieuse conception pour un ministre de la République d’affirmer que la loi doive passer puisque depuis un an elle a été anticipée et sur de nombreux points est déjà appliquée [les chantiers, entre autres]".

Quel mépris des syndicats, des salariés qu’ils défendent, de la Justice qui n’avait toujours pas, contrairement aux propos mensongers de Duhamel, rendu son jugement dans une procédure alors toujours en cours.

C’est chose faite aujourd’hui. La Justice s’est prononcée et a déclaré illicite les «transferts » de certains salariés de « services » des chaînes vers le holding. La Justice va donc annuler tout ce qui a pu être fait en la matière et contraindre Carolis et consort de tout annuler.

La Justice dit le droit ; elle annule et contraint ceux qui la violent. Elle se prononce toujours à un instant « t » et en fonction de lois en vigueur, pas en fonction d’hypothétiques lois à venir. La Justice ne connaît pas le « concept de mise en œuvre par anticipation ».

Pas plus, le Conseil Constitutionnel ne connait-il ce « concept de l’anticipation d’une loi».

Face à cette condamnation en règle où Carolis et ses équipes ont pensé qu’ils pouvaient transgresser la loi en mettant en application des « dispositions » d’une loi à venir donc sans existence légale (reflet de sa charte organisationnelle, dit-il) à savoir le pan sur la suppression anticipée de la pub après 20h00 et donc l’autre pan, l’avancée à marche forcée vers l’entreprise unique, nous le disons et le redisons, comment des parlementaires pourraient-ils cautionner de telles pratiques qui après avoir été sanctionnées par la Justice ne pourront que l’être par le Conseil Constitutionnel garant du respect des textes constitutionnels ?

Il n’existe aucun exemple de dispositions d’une loi à venir qui au motif d’avoir été appliqués par anticipation légitimerait celle-ci ! Si cela était, cela reviendrait à ce que le Conseil Constitutionnel légitimât la rétroactivité ; ce qu’il ne peut faire.

Enfin, pour couronner le tout, c'est normalement vendredi que le Conseil d'Etat également saisi en référé par des sénateurs pour des raisons similaires mais plus graves pour "excés de pouvoir", devra rendre sa décision. En effet, les parlementaires à l'origine de la saisine considèrent que puisque la mesure de suppression de la pub est entrée en vigueur le 5 janvier, avant l'examen de la loi par le Sénat, qui a démarré deux jours plus tard, "Cette décision préjugeait de ce qu'allait décider le législateur, niant son droit d'amendement".
Que ce faisant, "il s'agit d'une ingérence du pouvoir exécutif dans le pouvoir législatif" selon l'avocat des demandeurs.

Là aussi, sur le processus dans sa globalité, le Conseil Constitutionnel lui aussi appréciera.

lundi 2 février 2009

Nomination/Révocation des présidents de l'audiovisuel public, il poursuivra sa navette parlementaire alors que le "projet général" pourrait exploser

Députés et sénateurs doivent dire s'ils adoptent, respectivement mardi 3 puis mercredi 4 février, le très controversé texte de loi sur l'audiovisuel, qui a donné lieu à une intense bataille parlementaire et qui prévoit finalement une hausse de la redevance de 116 à 118 euros dès 2009, puis à 120 euros au 1er janvier 2010, voire 122 fin 2010.

Juste avant de se prononcer, l'ensemble des parlementaires a pu lire en fin de semaine dernière le fort mécontentement du RDSE Rassemblement Démocratique et Social Européen, qui s'était majoritairement abstenu la première fois mais qui voterait désormais contre le texte au motif qu'il n'est pas du tout satisfait du « compromis issu de la Commission mixte paritaire » (CMP) qui les fait passer pour d'horribles "taxeurs".

Le plus que problématique équilibre (cela se jouerait à une ou deux voix) risque ainsi de voler en éclats. Le RDSE qui basculeraient dans l'opposition au texte, voila de fait qui pourrait signer la fin du projet mal ficelé de réforme proposé à l'été 2007 par Carolis!!!

L'autre volet du projet qui fait l'objet d'une loi organique à part, la nomination des présidents de l'audiovisuel public poursuivra sa navette parlementaire.


Carolis entend bien dire le 11 février qu'il n'est pas concerné par une possible révocation

Carolis a choisi la date du 11 février pour faire de nouvelles annonces.

Il espére ainsi prendre tout le monde de court mais aussi s’emparer de la main avec certaines déclarations difficiles ensuite à contrer. De moins en moins sûr que la possibilité de révocation par le Chef de l’Etat ne s’appliquât pas à lui en premier lieu, il se dit prêt à refaire un coup comme l’été dernier.

"Je me suis sauvé ce jour-là"
s'amusa-t-il en privé après que le 2 juillet 2008, il ait lancé sur RTL pour répondre aux critiques de Nicolas Sarkozy sur la télé publique : "C'est stupide et injuste".

Grâce à cette formule, s’amusait-il en petit comité, il était devenu « intouchable ». Il était alors le seul et le premier à « renvoyer » le Chef de l’Etat à ses réflexions sur le projet de loi audiovisuelle sans que ce dernier ne pût rien contre lui.

Il avait donc endossé pendant quelques semaines, le costume du héros, chevalier blanc du PAF dont beaucoup se sont plu à vanter le courage. Il passait pour faire de la résistance. "Ce serait une erreur politique de mettre un terme à mon mandat…ma réforme est validée, je suis le seul qui puisse la mener au bout ; personne ne s’y collera " lançait-il en privé.

Le fait qu’il soit invité à revenir de Nîmes dans l’avion du Président de la République, le confortait dans son analyse.

Il avait finalement acquis la certitude que tout le monde avait dû se résoudre à ce qu’il soit l’homme de la situation !

Un léger doute lui a pourtant traversé l’esprit lorsque le Chef de l’Etat a indiqué à des journalistes que pour sa succession « il avait un ou deux noms en tête ». Non, c’était pour faire un effet, voila tout.

Sa réforme, celle dont Christine Albanel précisait que c’est bien lui qui l’avait proposée à l’été dernier, puisqu’il l’a concoctée, personne d’autre ne serait assez fou pour la reprendre…lui seul pourra faire le sale boulot !

N’est-il pas allé, il y a quelques semaines, devant les députés socialistes pour leur vendre, en gros 900 départs minimum ?

Carolis qui avait dit à quelques uns dès sa nomination en 2005 "Vous savez, je réussi tout ce que j’entreprends", a donc acquis la certitude qu’il est maintenant "hors de danger"...que le volet du projet de loi sur le « droit de nomination et de révocation du PDG de France Télévisions par le Président de la République », ne le touchera pas.

Il semble toutefois que les soi-disant « gages » qu’il juge suffisants, ne suffisent justement plus. Beaucoup se disent qu’à force de dire blanc un jour, noir un autre jour et gris un troisième en affirmant ne jamais avoir dit ni blanc, ni noir avant, ne fait pas très cohérent.

Un tel comportement ne prête pas forcément à la confiance !!! Et en juin 2010, il ne restera que quelques semaines avant 2011 (le passage au « tout numérique ») et surtout quelques mois avant 2012.

Devant tant de « constance », ils sont de plus en plus nombreux à penser qu’un tel « afflux » de « régularité de positions» sera difficilement canalisable.

En ce qui le concerne, Il a déjà donné trop de gages. Rien ne saurait remettre cela en cause. Carolis a annoncé lui-même la fin de la pub après 20 heures alors que la loi n’était même pas en discussion au Sénat; il pouvait refuser, oui, mais il ne l’a pas fait ; il a accepté....« Pour le groupe », explique-t-il… « Pour garder son job » rétorquent bon nombre aujourd’hui qui en sont revenus de sa soi-disant résistance et l’accusent de « s'être couché »…

C’est vraisemblablement pour éviter que ces questions récurrentes ne le gênent un peu plus, qu’il va s’exprimer le 11 février et annoncer ce qu’il croit devoir annoncer !