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vendredi 25 avril 2014

Les propos pro-direction de la cgt de France Télévisons que tient le très décrié Marc Chauvelot au quotidien «Le Parisien », sont HONTEUX et INDÉCENTS.



Les propos pro-direction de la cgt de France Télévisons que tient le très décrié Marc Chauvelot au quotidien «Le Parisien », sont HONTEUX et INDÉCENTS.

Mercredi dernier, l’information s’est répandue comme une trainée de poudre dans toute la Presse.  Carolis, à la tête de France Télé de 2005 à 2010 venait d’être mis en examen pour « favoritisme »  par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le cadre de l’instruction judiciaire qu’il mène concernant les conditions d’attribution de multiples contrats passés sous sa présidence, entre autres avec la société Bygmalion. 

Le Monde écrivait hier « L'information judiciaire porte sur des contrats passés par France Télévisions avec plusieurs sociétés. A partir de 2008, le groupe présidé par Patrick de Carolis avait notamment signé avec Bygmalion, la société fondée par Bastien Millot or ce dernier avait été jusqu'en 2008 directeur délégué de la stratégie à France Télévisions, auprès de Patrick de Carolis, d'où les soupçons de favoritisme. Bastien Millot avait pris un congé sabbatique en 2008, suivi d'un congé pour création d'entreprise, avant de quitter définitivement France Télévisions en 2010. »

La veille une dépêche AFP indiquait que « Bastien Millot ex dirigeant de la société Bygmalion et cofondateur de cette dernière avec son acolyte Guy Alves, tous deux proches de Jean-François Copé, était lui aussi mis en examen dans ce dossier du délit de « recel de favoritisme ». Les choses évoluant très rapidement, ils sont à présent en examen dans ce dossier aux côtés de l'ancien Secrétaire général du groupe Camille Pascal, lui aussi mis en examen (Le Parisien ) que Carolis chargeait via un communiqué de son avocat Michel Beaussier  "La passation et la négociation des contrats visés par la plainte [déposée par le syndicat SNPCA-CGC] rentraient dans le cadre d'une délégation de signature que Patrick de Carolis, en sa qualité de président, avait mise en place au profit du secrétariat général » !!!

La déclaration intempestive que Marc Chauvelot fait au journal «Le Parisien»,  au nom de la cgt de France Télévisons sur ces mises en examen décidées pas le juge Van Ruymbeke est à vomir : «D’ores et déjà, cela nuit de manière déplorable à l’image de l’entreprise alors qu’on n’en a vraiment pas besoin, en plein plan social et alors que tout le monde fait feu de tout bois contre le service public… » 


Quel mépris pour le travail du juge émérite Renaud Van Ruymbeke que la cgt et Chauvelot ramène au rang de ceux qui feraient « feu de tout bois contre le service public… »…quelle arrogance et quelle déconsidération de l’enquête minutieuse et étayée du juge d’instruction qui vient de commencer par mettre un premier « groupe » de protagoniste en examen dans une plainte beaucoup, beaucoup plus large encore qui va bien au-delà du dossier Bygmalion.
   
Quant aux millions d’euros en question payés par le contribuable français dans de juteux contrats de conseils et autres prestations, c’est sûrement ce que Chauvelot qui roule tant pour Carolis que Pflimlin comme le prouve cette indigne prise de position appelle «D’ores et déjà, cela nuit de manière déplorable à l’image de l’entreprise alors qu’on n’en a vraiment pas besoin… »  

Nombreux ont été, dans leurs commentaires comme dans leur réactions, celles été ceux qui suivent régulièrement le blog CGC Média que Chauvelot qualifiait il y a peu encore de  « blog poubelle » y compris et surtout de journalistes de Presse écrite qui nous ont contactés, à trouver un « tel cirage de pompe » à vomir !

L’un d’entre eux issu de la Presse écrite s’est même écrié face à une telle complicité « Mais c’est ce Chauvelot qui nuit de manière déplorable à l’image de l’entreprise… » !!!

Combien de fois le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ont exigé la transparence et le plus stricte respect  des  règles qui existent bel et bien tant au niveau national qu’au niveau européen ?

Combien de fois le représentant de la CFDT à France Télé, Patrice Christophe comme celui du SNJ et, est-il besoin vu le contexte ceux du SNPCA-CGC, ont demandé les documents en la matière à la direction qui a systématiquement refusé de les donner, notamment au niveau de tous les contrats accordés à Bygmalion ou Carolis qui débarqué en juillet 2010 par la porte revenait peu de temps après par la fenêtre avec une multitude de contrats dits hors programmes mais aussi liés aux programmes - tous signés sous la présidence Pflimlin de 2010 à 2014, il ne faudrait pas l’oublier -  dont les montants laissent pantois. (*)

« La somme de près de 8 millions d’euros de contrats divers qui ne correspondrait pas, à la réalité et dont les procédures d’appel d’offre pour l’attribution de ces différentes missions de prestations ont été respectées….de toute façon rien n’interdit à un ancien PDG de France Télévisions de travailler pour la maison qu’’il a dirigée » c’est ce qu’est allé dire Carolis le mis en examen au micro d’Europe , il y a quelques semaines !!!!!

Pourtant, voila qu’il se défausse aujourd’hui sur Camille Pascal et comme Millot, indique que sous certains seuils les règles de passations de marchés publics ne s’appliqueraient pas à France Télé (voir  « Le Parisien » d’hier en bas de l’article)

(*) A titre d’exemple et sans que cette liste soit exhaustive :

 - Un contrat de prestation "Des Racines et des ailes » de décembre 2010 allant de nombre 2010 à mars 2011, accordé à « Patrick de Carolis consulting et participations Conseil » pour la modique somme de 120.000€ HT pour  du « Conseil sur la forme de l’écriture de l’émission (dont il est producteur, présentateur et  conseiller artistique » le formatage, le conducteur type, le repositionnement du présentateur (Louis Laforgue a tellement été repositionné qu’il en a été  viré), les reportages en terme d’écriture et d'approche artistique, l'adaptation au global média…

- Un CDD qui date de mars 2011 comme producteur artistique de l'émission "DRDA" auprès du producteur qu’il est lui même pour 6000 €/émission soit plus de 50.000€ HT

-  Un autre contrat de prestation "Des Racines et des ailes » de février 20102 allant de février  à mai 2012 (4 mois seulement) toujours accordé à « Patrick de Carolis consulting et participations Conseil » pour une nouvelle somme modique également de 54.000€ HT pour  « Mission de conseil sur tous les numéros sauf ceux dont il est producteur exécutif ou délégué : ligne éditoriale, destinations, nouvelles thématiques, mise en forme artistique, conseil de l'équipe, 2012 exploitation dérivée… »

- Un nouveau contrat de prestation « Des Racines et des ailes » de septembre 20102 allant de septembre 2012 à mai 2013  encore et toujours accordé à « Patrick de Carolis consulting et participations Conseil » pour une somme tout aussi modique également de 153.000€ HT pour  reconduction de la précédente mission « Mission de conseil sur tous les numéros sauf ceux dont il est producteur exécutif ou délégué : ligne éditoriale, destinations, nouvelles thématiques, mise en forme artistique, conseil de l'équipe, 2012 exploitation dérivée… ».

 - Un nouveau CDD qui date d’aout 2013 comme « journaliste-pigiste-présentateur de 18 numéros de "DRDA" (6 magazines et 12 plateaux) pour 11.500€ HT par émissions et en plus 7.000€ HT /émission si plateau….il suffit de calculer 18x 11.500€ auxquels il convient d’ajouter 18x 7.000€ HT (on imagine aisément qu’il y a eu plateau à chaque fois) ce qui donne  une somme bien au-delà des 300.000€ HT

- Aussi depuis le 1er aout 2013, un avenant cette fois-ci aux deux précédents contrats de prestation "Des Racines et des ailes » sans terme….. encore et toujours accordé à « Patrick de Carolis consulting et participations Conseil » pour la somme de  90.000€ HT soit  10 émissions à 9.000€ HT

Tout cela sans même parler du coût exorbitant des deux émissions « le Grand tour » et « Des Racines et des ailes » visiblement au dessus du montant moyen de côut de grille aux horaires où elles sont diffusées.

Ce qui fait dire au représentant du SNJ au Parisien Antoine Chuzeville « On a le sentiment que, jusqu’au bout et quoi qu’il arrive, il faudra fournir des contrats aux sociétés de Patrick de Carolis ».

Chauvelot le cégétise qui déshonore son mandat, n’aura qu’à faire le calcul et encore oser dire que c’est la plainte du SNPCA-CGC aboutissant aux premières mises en examen prononcées par le juge Van Rumbeke qui «nuisent de manière déplorable à l’image de l’entreprise alors qu’on n’en a vraiment pas besoin… ».

Bien sûr, il lui reste encore la possibilité de donner comme Pflimlin sa démission de tous ses mandats…le feront-ils avant les probables sanctions à venir ?

mercredi 23 avril 2014

Carolis qui se répendait il y a peu sur un "individu qui va de rédactions en rédactions pour lui nuire" vient d'être mis en examen par le juge Van Ruymbeke

Décidément, la machine judiciaire semble bien en route.

Le blog CGC Média dans un "EXCLUSIF" du "Point.fr" intitulé "L'ex-patron de France Télévisions mis en examen" vous propose de découvrir ce qu'écrivent les deux journalistes Mélanie Delattre et Christophe Labbé qui cosignent l'article.
"Patrick de Carolis vient d'être mis en examen dans une affaire de "favoritisme". En cause, des contrats passés avec la société Bygmalion.    

L'affaire va faire grand bruit dans le monde feutré de la télévision. Patrick de Carolis, patron du groupe France Télévisions entre 2005 et 2010, vient d'être mis en examen pour "favoritisme" par le juge Van Ruymbecke. Au coeur de l'enquête du magistrat, les mirobolants contrats accordés par le groupe d'audiovisuel à la petite société de communication Bygmalion. Cette toute jeune PME cofondée en 2008 par deux proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alvès, a touché en cinq ans plus de 1,2 million d'euros de France Télévisons. 

Le timing et les conditions d'obtention de ces marchés intriguent les enquêteurs, saisis d'une plainte du syndicat SNPCA-CGC pour "favoritisme et prise illégale d'intérêt". Et pour cause : juste avant de lancer Bygmalion, Bastien Millot occupait le poste de numéro trois du groupe public, où il avait été recruté en 2005 par Patrick de Carolis. Le communicant était d'ailleurs encore salarié de France Télévisions, en simple congé sabbatique, lorsqu'il a décroché ses premiers contrats de conseil. L'année suivante, alors qu'il est officiellement en congé pour création d'entreprise, il empoche via Bygmalion 430.000 d'euros de son ancien employeur.

Mélange des genres

Ce mélange des genres vaut à Bastien Millot, ainsi qu'à la société Bygmalion, une mise en examen pour "recel de favoritisme". Un nouveau coup dur pour l'ancien chef de cabinet de Jean-François Copé, sous le coup d'une autre information judiciaire à la suite de l'article du Point (n° 2163 du 27 février) révélant que Bygmalion avait empoché plus de 8 millions d'euros de l'UMP pendant la campagne. (*)
Actuel P-DG de l'agence de com', son associé Guy Alvès a, lui, simplement été entendu par le juge. Côté France Télévisons, deux dirigeants se retrouvent accrochés : Patrick de Carolis, mais aussi Camille Pascal, ex-conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy. Le haut fonctionnaire, qui avait rejoint l'Élysée en 2011, est soupçonné d'avoir signé certains des contrats litigieux avec Bygmalion lorsqu'il était secrétaire général du groupe public. "Je crois me souvenir que des appels à concurrence simplifiés avaient été lancés et plusieurs devis examinés", avait alors expliqué ce dernier. Bastien Millot, qui réfute lui aussi les accusations dont il fait l'objet, assure que "le délit de favoritisme n'a pas d'application au sein de l'entreprise France Télévisons"."


(*) Lire l'article du Point Affaire Copé : des copinages qui coûtent cher à l'UMP
Pour rappel: les contrats passés avec Bygmalion dont Millot était codirigeant se sont poursuivis sous Pflimlin qui les a reconduit, laissant  à Martin Ajadari mais aussi Yves Rolland les deux secrétaires généraux du groupe, les formalités de "signature" sans mise en concurrence. 



Yves Rolland est certes déjà parti quoi qu'il ait toujours un bureau et un secrétariat semble-t-il ...mais Pflimlin et Ajdari sont toujours là. 



Ils ne peuvent plus rester à la tête de France Télévisions

Bastien Millot mis en examen par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le dossier France Télévsions où le SNPCA-CGC est partie civile.

Le Point.fr a publié à 19h38 ,le 22 avril, un article signé par Michel Colomès et intitulé :"Favoritisme à France Télévisions : Bastien Millot mis en examen".
 
Le blog CGC Média vous laisse découvrir cet article "L'article L'ex-dirigeant de la société Bygmalion [mais également aujourd’hui premier adjoint de Séry-les-Mezières, ndlr ] a été mis en examen dans l'enquête sur des soupçons de favoritisme en marge de contrats passés avec France Télévisions, où il avait été en poste.
 
L'ex-dirigeant de la société Bygmalion, Bastien Millot, a été mis en examen dans l'enquête sur des soupçons de favoritisme en marge de contrats passés avec France Télévisions où il avait été en poste. Bastien Millot a confirmé cette mise en examen, intervenue pour "recel de favoritisme" [qui dit recel, dit délit et/ou complicité dudit délit, ndlr] le 11 avril, a-t-il précisé. La société Bygmalion a déjà été au centre d'une vive polémique quand l'une de ses filiales, Event & Cie, a été accusée, dans une enquête du Point à la fin février, d'avoir pratiqué des surfacturations auprès de l'UMP lors de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy.
 
Après avoir travaillé pour Jean-François Copé, Bastien Millot occupait des fonctions de directeur délégué chargé de la stratégie chez France Télévisions, auprès de son président Patrick de Carolis. Après un congé sabbatique en 2008 suivi d'un congé pour création d'entreprise, il avait quitté définitivement le groupe en 2010. Or, la société Bygmalion, qu'il a fondée, a fourni des missions de communication au groupe d'audiovisuel public à partir de 2008. Le juge Renaud Van Ruymbeke, qui a procédé à plusieurs auditions, est saisi d'une information judiciaire sur des contrats passés par France Télévisions, après une plainte du syndicat SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Une première enquête avait été classée sans suite par le parquet de Paris.
 
"Je réfute catégoriquement ces accusations", a réagi Bastien Millot. "Toutes les prestations que j'ai effectuées pour France Télévisions l'ont été dans le strict respect du droit. Et le délit de favoritisme n'a pas d'application au sein de l'entreprise France Télévisions", a-t-il assuré, l'entreprise n'étant pas, selon lui, soumise aux règles classiques des marchés publics. [Ben voyons, ndlr!!!!] Selon lui, les prestations facturées par Bygmalion au groupe audiovisuel, pour "des missions de communication", s'élevaient à 200.000 euros en 2008 et 400.000 euros en 2009 puis en 2010.

Dans le cadre de son enquête, le juge Van Ruymbeke s'intéresse également à des prestations fournies à France Télévisions, à partir de 2010, par son ancien président (2005-2010) Patrick de Carolis dans le cadre de l'émission Des racines et des ailes, dont il est le créateur. Le prédécesseur de Rémy Pflimlin à la tête du groupe s'était dit "extrêmement serein" sur l'antenne d'Europe 1, le 11 février dernier, réfutant toute irrégularité.
 
Le parquet de Paris a également ouvert le 5 mars une enquête préliminaire sur les accusations de prestations surfacturées à l'UMP par Event & Cie, la filiale de Bygmalion. De leur côté, le président de l'UMP Jean-François Copé et Bygmalion ont attaqué Le Point en diffamation."
 
Il y a donc fort à penser que cette première mise en examen, soit le début d'une longue série de nombreuses autres!
 
 

mardi 22 avril 2014

Bastien Millot l'ex-dirigeant de France Télévisions premier mis en examen dans la plainte instruite par le juge Renaud Van Ruymbeke.

Sans commnentaire.
Voici la dépêche AFP de ce 22 avril 2014 : "L'ex-dirigeant de la société Bygmalion, Bastien Millot, a été mis en examen dans l'enquête sur des soupçons de favoritisme en marge de contrats passés avec France Télévisions, où il avait été en poste, a appris l'AFP de sources proches du dossier.
Contacté par l'AFP, Bastien Millot a confirmé cette mise en examen, intervenue pour "recel de favoritisme" le 11 avril, a-t-il précisé. La société Bygmalion a déjà été au centre d'une vive polémique quand l'une de ses filiales, Event & Cie, a été accusée, dans une enquête du Point à la fin février, d'avoir pratiqué des surfacturations auprès de l'UMP lors de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy.
Bastien Millot occupait des fonctions de directeur délégué chargé de la stratégie chez France Télévisions, auprès de son président Patrick de Carolis, jusqu'en 2008, où il prit un congé sabbatique. Il avait quitté définitivement le groupe en 2010. Or, la société Bygmalion, qu'il a fondée, a fourni des missions de communication au groupe d'audiovisuel public à partir de 2008.
Le juge Renaud van Ruymbeke est saisi d'une information judiciaire sur plusieurs contrats passés par France Télévisions, après une plainte du syndicat SNPCA-CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Une première enquête avait été classée sans suite par le parquet de Paris.
"Je réfute catégoriquement ces accusations", a réagi auprès de l'AFP Bastien Millot, un proche du président de l'UMP, Jean-François Copé. "Toutes les prestations que j'ai effectuées pour France Télévisions l'ont été dans le strict respect du droit. Et le délit de favoritisme n'a pas d'application au sein de l'entreprise France Télévisions", a-t-il assuré.
arb/jac/sj/pad

Et si le départ de Thierry Langlois de France 3 coïncidait avec le dépeçage organisé du National de la chaîne.

Et si le départ de Thierry Langlois de France 3 coïncidait avec le dépeçage organisé du National de la chaîne.

Depuis la fin de semaine dernière, la Presse indique que Thierry Langlois directeur de l'antenne et des programmes de France 3 a présenté la semaine dernière sa démission par lettre recommandée AR à Rémy Pflimlin qui  l'aurait refusée.

Ce matin encore Europe 1 précisait « Selon le site du Point, sa décision est liée à des bisbilles avec plusieurs cadres dirigeants du groupe, mais aussi avec les directeurs des antennes régionales de France 3 et les équipes parisiennes de la chaîne. Mais Rémy Pflimlin a refusé cette démission, selon le blog de Jean-Marc Morandini. En congés ces derniers jours, Thierry Langlois devrait s'entretenir avec sa hiérarchie dans les prochaines heures. »
Cette démission ferait suite à un énième défaut d’arbitrage » voire un arbitrage en sa défaveur de Pflimlin qui laisse les autres chaines de France Télévisions plus particulièrement France 2 se développer sans limites sur  le territoire éditorial de « La Trois ».
Ainsi l’Histoire, la découverte de la France, la beauté de son patrimoine qui font normalement partie de l’ADN de la chaîne des régions, sont les thèmes principaux des nouveaux magazines et des nouvelles émissions de France 2. La copie tourne d’ailleurs à la caricature ; un exemple parmi tant d’autres, quand France 3 lance une émission sur la brocante aussitôt France 2 développe son propre projet, ce qui  traduit pour le moins, un manque absolu de créativité.
Il est vrai que les nouveaux penseurs de la stratégie éditoriale de France Télévisions, Bruno Patino en tête avec son allié de circonstance Thierry Thuillier, ont décrété qu’« avec l’avènement du numérique les chaînes n’avaient plus de territoire».
Dire que lors de sa présentation devant le CSA à l’été 2010, Pflimlin expliquait qu’« il fallait redonner aux différentes chaines leur culture et leur personnalité originelle ».  Beau revirement à 180° à présent !
Si la situation n’était pas aussi catastrophique et si l’avenir du groupe tout entier n’était aussi compromis par la gravité de leurs errements quotidiens, ces Trissotin ou autres Diafoirus de la télévision qui pratiquent lavements et saignées depuis des mois sur leurs antennes, pourraient faire rire !  Seulement voila, la télévision publique est à l’agonie.
Dire aujourd’hui qu’il ne doit pas y avoir de différence entre France 2 et France 3 est une affirmation ridicule qui conduit à la déperdition des deux marques historiques et vitales de France Télévisions.
Cela revient à mépriser le long travail de construction de ces entités complémentaires…mépriser les salariés qui y sont attachés…. Mépriser les cahiers des charges qui définissent le rôle de chaque antenne…Le plus surprenant c’est que personne ne bouge pour retenir ce travail de démolition.
Pourquoi l’État reste-t-il silencieux à ce point ? 
Pourquoi la reconduite Ministre de la Culture est-elle à ce point absente ?
Pourquoi Bercy ne hurle pas devant tant de gâchis ?
Pourquoi les multiples conseillers du Président de la République ne glissent-ils pas à l’oreille du Chef de l’État que c’est tout le service public de Télévision et France 3 en particulier que certains apprentis sorciers et autres  vampires qui ne pensent qu’à fuir avant le lever du soleil, qui va dans le mur….si tant est qu’il n’y soit pas déjà !?
Et si finalement l'improbable triumvirat qui pilote le Costa Concordia du PAF était observé avec complaisance par ce Gouvernement ?

L’hypothèse pourrait être la suivante :
- Le Gouvernement (celui qui a compris le message des français après les résultats aux élections municipales de 2014) prévoit bien une loi de restructuration des régions ?!

- La Ministre de la Culture conseillée par son conseiller audiovisuel Kim Pham qui ne l’oublions pas était directeur adjoint chargé des finances et de la réorganisation sous Carolis mais aussi sous Pflimlin avant de rejoindre le cabinet, n’a qu’une idée en tête, vieille de 30 ans, celle de construire des chaînes régionales. N’a-t-elle pas du reste confié mission à  Anne Brucy, une ancienne directrice régionale, de formater un projet ?! 

- De là à penser que si l’un n’irait pas sans l’autre ….que le projet de restructuration des régions s’accompagnait de la promesse de donner aux élus « leur » chaîne de plein exercice, il n’y a qu’un pas ?!
France  3 régions serait donnée en « cadeau », le mot est peut-être inadéquat car il y a quand même 6.000 salariés et des coûts de structure importants ! Le Gouvernement n’aurait pas à faire de plan social (autrement appelé PDV)…les régions hériteraient de la patate chaude. Eh oui, la télévision fait rêver… les élus en poste seraient prêts à avaler l’asticot et l’hameçon !
Dans cette perspective l’antenne Nationale de France 3 deviendrait un « boulet », la Rédaction nationale…inutile. Et si certains esprits machiavéliques imaginaient les affaiblir, pomper leur énergie, leur budget, leurs programmes…pour mieux servir leur vision ?! Ainsi « Plus Belle La Vie » produite par Telfrance pourrait bien devenir le  seul médicament miracle susceptible de sauver un access dans lequel Thuillier s’embourbe lamentablement mois après mois. *
France 2 serait alors la seule chaîne nationale du service public…avec moins de concurrents, la tâche s'avère moins difficile !
Il ne reste plus à espérer que cette hypothèse est fausse…pourtant il faut bien avouer que certaines concomitances sont troublantes. Aussi, la situation est à ce point grotesque que la tentation est grande d’y voir un projet tortueux.
En résumé, le départ de Langlois que cherche à retenir Pflimlin participe de toutes ces interrogations. Même si ce n’est pas la règle en matière maritime, certains préfèrent quitter un navire avant qu’il ne sombre définitivement.
Personne en se risquerait à dire aujourd’hui que Langlois est soutenu au sein du groupe. Ses deux « camarades » qui  tiennent la barre d’un bateau ivre, ne veulent visiblement plus de lui aux commandes…tous les « barreurs » (à la tête des chaînes) n’ont-ils pas été remerciés peu de temps après avoir été promus ?!  
Viendra ensuite, un homme plus souple et plus, maniable à la tête des programmes de France 3…dans de telles conditions, les apprentis timoniers pourront conduire sereinement sans véritable écueil la politique de dépeçage de France 3.
Quelles que soient les raisons de ces manœuvres, on peut commencer à rédiger les faire-part pour les obsèques de France 3 National.  France 3 région pour rejoindre rapidement sa sœur siamoise dans la nasse.
Mission accomplie au-delà de toute espérance pour Nicolas Sarkozy qui après avoir créé le monstre de l’entreprise unique, a nommé Pflimlin qui lui-même a nommé Patino et Thuillier à France Télévisions ??