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samedi 14 juin 2014

Les salariés de France Télé n'ont plus confiance en Pflimlin...les cireurs de pompe sont hors jeu!

Dans une nouvelle enquête du journaliste de France Culture Abdelhak El Idrissi mise en ligne ce samedi 14 juin, intitulée "Bygmalion : des salariés de France Télévisions "dégoûtés" , le lecteur découvrira les effets collatéraux de l'affaire au sein du groupe de télé publique.
En cliquant sur le lien, le blog CGC vous propose de découvrir sur le site de France Culture les sonores de représentants  la partie civile,  le SNPCA-CGC à l'origine de la plainte instruite par le juge Van Ruymbeke et de la CFDT qui s'est constituée dans la foulée.
A l'inverse, le lecteur mais aussi l'auditeur comme le contribuable et au premier chef chaque salarié de France Télévisions, pourront constater que ceux qui brossent Pflimlin dans le sens du poil dans leurs publications de complaisance de la même façon qu'il brossaient Carolis, s'ils "ne sont pas procureurs" comme ils disent en appelant "la justice à faire son travail"  s'érigent pourtant de façon hallucinante en avocat de la défense  d'un Pflimlin totalement discrédité "Il nous semble quasiment inimaginable de la part de Rémy Pflimlin, que l'on côtoie tous les jours, d'être un homme d'argent. C'est quelqu'un qui est relativement proche des salariés, qui est à l'écoute. Franchement, on l'imagine mal magouilleur. Et son équipe : pareil. Ce ne sont pas des magouilleurs. "
Pour un peu, ils écriraient presque au juge Van Ruymbeke pour lui faire comprendre qu'il se trompe et que toutes ces premières mises en examen sont autant "d'attaques inutiles pour l'entreprise" .Surréaliste.
A tous les cireurs de pompes flanqués de leur littérature partisane et complaisante, il suffit de citer de Talleyrand "Tout ce qui est excessif est insignifiant."

jeudi 12 juin 2014

Les "écrans" tv libérés de Carolis....selon Libération.

Le blog CGC Média, si vous l'aviez raté, vous propose de découvrir l'article d'Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos publié dans la rubrique "ECRANS"   sous l'intitulé " Bygmalion : Carolis déraciné":

AFFAIRE

Mis en examen pour «favoritisme» et soupçonné d’avoir touché de l’argent en retour, l’ex-président de France Télévisions a été suspendu de l’antenne par son successeur, Rémy Pflimlin.

«Passion patrimoine.» Forcément, l’intitulé de la collection des Racines et des ailes que Patrick de Carolis présentait encore mercredi sur France 3 peut prêter à sourire quand on sait le bain de soupçons dans lequel l’affaire Bygmalion a plongé l’ancien président de France Télévisions. Oui, l’affaire Bygmalion, du moins l’autre affaire mais qui, tant dans son volet UMP que France Télévisions, aboutit au même dégommage VIP : après celui de Jean-François Copé, c’est au tour de Patrick de Carolis.
 
Sur le même sujet
Un président de France Télévisions vient d’éjecter un ancien président de France Télévisions, c’est pas banal. Si, jeudi soir, Carolis dit avoir fait lui-même le choix de ne plus présenter Des racines et des ailes ainsi que le Grand Tour sur France 3, si, dans le Monde, Rémy Pflimlin affirme poliment que Carolis «a pris cette décision, qui me semble être la bonne», c’est bel et bien, selon nos informations, lui qui a décidé de suspendre son prédécesseur.
 
«L’affaire Bygmalion a une résonance particulière qu’il faut prendre en compte», euphémise Pflimlin qui s’ampute de Carolis en espérant stopper la gangrène.
 
La mise en examen de Carolis pour «favoritisme» par le juge Van Ruymbeke, déjà, ça coinçait, au huitième étage de France Télévisions. Le soupçon d’une rétrocommission de 119.500 euros versés par Bygmalion à Carolis, ça ne passe plus du tout.
 
Filière Copé. De Bygmalion versant UMP à Bygmalion versant France Télévisions, il y a un même homme, Bastien Millot. Ce fidèle de Jean-François Copé, arrivé au cabinet de Carolis en 2005, décide de voler de ses propres ailes en 2008 et de se mettre en disponibilité de France Télévisions pour créer sa propre société, nommée en toute simplicité Bygmalion. De ses propres ailes, c’est vite dit : c’est la télé publique qui l’aide à prendre son envol. Bygmalion décroche plusieurs prestations, d’abord facturées puis contractualisées, pour des missions de conseil, treize en tout : rédaction de discours, d’éléments de langage, lobbying, surveillance de l’e-reputation du groupe, courrier des téléspectateurs, etc. 120.000 euros en 2008, 430.000 en 2009… Au total 1,2 million d’euros en six ans. Et sans appel d’offres, les prestations de Bygmalion étant saucissonnées entre plusieurs services de la présidence de France Télévisions.
 
Qui a laissé faire ? Qui a donné l’ordre ? Là, lors d’une confrontation organisée le 27 mai par le juge Van Ruymbeke, en charge de l’instruction, de la plainte déposée par le SNPCA-CGC, un syndicat de France Télévisions, les versions divergent.
 
Outre Millot et Carolis, est présent Camille Pascal, ancien secrétaire général de France Télévisions qui deviendra plus tard plume de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.
 
Au juge, Camille Pascal dit avoir obéi aux ordres de Carolis transmis par le DG Damien Cuier - lui aussi issu de la filière Copé.. A Cuier lui annonçant la nouvelle procédure avec Millot, Pascal aurait dit : «Donc, il part mais en fait il ne part pas ?» Cuier aurait répondu : «C’est exactement ça.»
 
La version Carolis est tout autre : il aurait demandé à Pascal une solution pour remplacer Millot sans embaucher personne, et Pascal aurait eu l’idée de cette sous-traitance.
 
Mais le Point plombe Carolis en dévoilant qu’entre 2011 et 2012, il a touché de Bygmalion 119.500 euros aux forts relents de rétrocommission pour services rendus. Explication de Carolis qui attaque le Point : il s’agit là de missions de conseil - l’une pour le musée Bonnard du Cannet, la bonne ville de Michèle Tabarot, copéiste devant l’éternel. L’autre en vue de la création d’une chaîne locale picarde pour laquelle Bygmalion s’est associé à la Voix du Nord. Carolis aurait confectionné toute la grille des programmes. Sauf que, dans l’Obs, Jean-Michel Lobry, président de la filiale télé de la Voix du Nord, réduit son rôle à celui d’un entremetteur et assène : «La grille, c’est moi qui l’ai créée.»
 
«Prestations». Au juge Van Ruymbeke d’établir la vérité mais la mise à l’écart de Carolis révèle aussi l’embarras de l’actuel président de France Télévisions. A son arrivée en 2010, Rémy Pflimlin apprend que Millot, certes en disponibilité, fait toujours partie des effectifs de la télé publique. Mauvais genre. Millot est démissionné, sans indemnités.
 
Pourtant, Pflimlin garde deux contrats Bygmalion : la e-reputation et le courrier des téléspectateurs. Pourquoi cette demi-mesure ? Certains à France Télévisions y voient un signe d’un arbitrage centriste typique de Pflimlin. Dans le Monde, celui-ci affirme que «ces prestations correspondaient à des activités nécessaires». Il en veut pour preuve qu’elles se poursuivent toujours. Mais cette fois sans Bygmalion, avec laquelle la télé publique n’a plus aucune relation d’affaires. Le courrier des téléspectateurs est désormais entre les mains de LaSer Contact, qui gère aussi les appels, et la e-reputation est le fait de Linkfluence. Et ce au terme d’appel d’offres. Car c’est là l’un des soucis de Pflimlin : les deux contrats avec Bygmalion n’ont pas fait l’objet d’appel d’offres. Devant le juge Van Ruymbeke, Martin Ajdari, ancien secrétaire général de Pflimlin, a plaidé la «très grande désorganisation» qui régnait alors à France Télévisions après le chaos de l’entreprise unique décidée par Nicolas Sarkozy.
 
Ni Ajdari, entendu sous le statut de «témoin assisté», ni Pflimlin n’ont été pour l’heure trop inquiétés par Van Ruymbeke. Alors qu’apparaissent d’autres contrats - France 3 a payé Carolis pour redresser l’audience des Racines et des ailes avant qu’il ne revienne présenter l’émission en personne -, Rémy Pflimlin, en écartant Patrick de Carolis, cherche à éloigner les pales du puissant ventilo à emmerdes."
 
 

Le SNPCA-CGC et la CFDT Médias demandent un audit des comptes de France Télévisions




Pflimlin frappé lui aussi d'amnésie doit quitter immédiatement France Télé...

Pflimlin frappé lui aussi d'amnésie doit quitter immédiatement France Télé pour espérer une amélioration !
 
Le blog CGC Média a bien pensé faire appel à l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) face à cette épidémie d'amnésies qui semble frapper de plein fouet nombre de protagonistes du volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion instruit par  Renaud Van Ruymbeke.
 
S'agit-il d'un virus ? En tout cas, il paraît urgent d'isoler la souche et d'en trouver son point d'origine !

"Marianne" dans son article intitulé "l'Amnésie chez les Copé" boys",  l'a-t-il localisé ?
 

 
Guy Alvès actuel patron de Bygmalion mise en examen, cofondateur avec Bastien Millot de ladite société "multitâches" lui aussi mis en examen, qui interrogés par le juge d'instruction ont eu du mal à se rappeler, ont-ils donc été les premiers touchés ?  
Que dire de Carolis également mis en examen, qui s'est souvenu , uniquement dans le bureau de Renaud Van Ruymbeke lors d'une confrontation avec Camille Pascal autre mis en examen,  des près de 120.000 euros de Bygmalion (47800 euros en 2011 et 71700 euros en 2012) perçus  via sa société Patrick de Carolis Consulting et Participations dont l’hebdomadaire "Le Point" avait révélé l'existence ?
 
Voila que l'épidémie gagne du terrain. Hier,  "Le Canard enchaîné" révélait l’existence d’un  autre contrat, de 180.000 euros, signé sous présidence Pflimlin avec BM Consulting qui détient 50% de Bygmalion alors que, vendredi dans "Le Monde", ce dernier assurait que seules deux prestations assurées par Bygmalion avaient été poursuivies (voir aussi Libération de samedi dernier ).
L'article intitulé "Le contrat planqué de Pflimlin" vient contredire les affirmations dont ce dernier se rappelait au Monde "Très vite, France Télévisions s'est mis en mode «économie», en réduisant certaines des nombreuses prestations...Parmi les prestations celles de  Bygmalion dont deux seulement - "identifiées" - ont été renouvelées, les autres étaient, soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies...." !!!!!

 
 
 
Que dire, de surcroît, de Camille Pascal qui, lui, se souvient avoir pris ses consignes de "plus haut" lorsqu'il a signé les premiers contrats avec Bygmalion dès 2008 alors que ses ex collègues Carolis et Damien Cuier placé sous statut de témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke n'ont pas les mêmes souvenirs?

Que dire, enfin de Martin Ajdari tout  nouveau directeur de cabinet de la ministre de la Culture, déjà entendu deux fois comme témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke, et qui le 1er octobre 2010 avait signé SANS MISE EN CONCURRENCE  deux nouveaux contrats avec Bygmalion sans se rappeler de ce troisième qu'il avait signé le même jour ?  


 
Le corps médical est unanime. Il ne faut pas laisser tous ces malheureux dans l'environnement dans lequel il baignent au risque d'aggraver l'amnésie. La mémoire de ceux qui l'ont quitté devrait probablement s'améliorer....pour ceux qui n'ont pas encore sauté le pas, il faut sans attendre couper tout lien avec le milieu pour  espérer un mieux!
 

mercredi 11 juin 2014

A lire, l'enquête du journaliste de France Culture suite à l'article du Canard enchaîné

Dans une enquête mise en ligne sur le site de France Culture intitulée  Bygmalion / France Télévisions : les mauvais comptes de Rémy Pflimlin , le journaliste Abdelhak El Idrissi revient sur les faits.

Le PDG du groupe et son directeur de la communication ont récemment déclaré que seuls deux contrats avaient été maintenus avec Bygmalion après leur arrivée aux manettes en septembre 2010. Mais"Le  Canard enchainé" a retrouvé un autre contrat, signé avec une entreprise de Bastien Millot.

Deux syndicats de France Télévisions en appellent à l'Elysée, au gouvernement et au parlement.

Dans un courrier daté du 12 juin, la CFDT et le SNPCA-CGC demande un audit des comptes de France Télévisions. Les deux syndicats pointent dans leur lettre les "rapports troubles entre France Télévisions, les milieux d'affaires et les entourages politiques". Il est également question, parmi les "opérations financières suspectes", des "contrats de consulting aux contours flous attribués sans appel d'offres ou mises en concurrence à des proches de hauts dirigeants de France Télévisions", des "rapports, étonnants entre certains fournisseurs et des cadres de l'entreprise", le "coût de certaines émissions".

Le courrier a été adressé au Président de la République, au Premier ministre, aux ministres de l'Economie, du Budget, aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi qu'à des parlementaires.

Le PDG Rémy Pflimlin a pris connaissance de ce courrier alors qu'il participait à un Comité Central d'Entreprise ce jeudi matin. C'est à l'occasion de ce CCE qu'il s'est engagé à transmettre aux organisations syndicales de l'entreprise toutes les pièces dont il dispose sur l'affaire Bastien Millot / France Télévisions et qui ont été transmises à la Justice.

Les mots sont importants. Rémy Pflimlin l'a bien compris lorsqu'il déclare, dans une interview au journal Le Monde, à propos des contrats signés entre France Télévisions et des entreprises extérieures : "nous avons réduit certaines des nombreuses prestations, pas spécifiquement en rapport avec Bygmalion, comme celles des cabinets de conseil en organisation. Parmi les prestations de Bygmalion, deux sont identifiées pour être poursuivies, les autres étaient soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies."

 Le lecteur peu attentif retiendra de cet extrait qu'à son arrivée à la tête de France Télévisions fin août 2010, Rémy Pflimlin a continué à faire appel à Bygmalion pour deux contrats seulement. Effectivement, certaines prestations onéreuses ont cessé avec Bygmalion en 2011, mais sont restées dans le giron de Bastien Millot. 

France Télévisions a simplement signé ce contrat avec une autre entreprise de M. Millot.

De Bygmalion à BM Consulting

Durant les trois dernières années de son mandat, Patrick de Carolis a eu recours aux services de Bygmalion pour des missions, entre autres, d'"accompagnement stratégique". Cet "accompagnement" a démarré en novembre 2008 et a pris fin en avril 2010 pour un coût de 15.000 euros par mois.

Tous les montants exprimés ici sont Hors Taxes, mais c'est bien le montant TTC qui a été versé par France Télévisions, comme en attestent les nombreuses factures que France Culture a pu consulter.
A partir d'octobre 2010, le nouveau PDG Rémy Pflimlin profite également de ce fameux "accompagnement stratégique", qui n'est plus assuré par Bygmalion mais par BM Consulting ("BM", pour Bastien Millot). 

Selon le Canard enchainé du 11 juin 2014 qui révèle l'existence du contrat de 14 pages, confirmée par des pièces que France Culture a pu consulter, le contrat prévoit la "fourniture d'éléments de langage spécifiques lorsque l'actualité le nécessite", la "remise d'une note de synthèse concernant l'actualité institutionnelle et médiatique", "l'organisation de rendez-vous pour le compte de France Télévisions".

Ce contrat avec BM Consulting a été signé pour France Télévisions le 1er octobre 2010 par Martin Ajdari, qui était à l'époque directeur général délégué aux finances. Montant de la prestation : 180.000€ sur l'année (15.000 euros par mois), soit le même montant que le contrat Bygmalion / Carolis.

C'est d'ailleurs Martin Ajdari qui a fourni au juge la nature et les montants des prestations effectuées par Bygmalion pour le compte de la télévision publique de 2008 à 2013. Dans un beau tableau, on constate que le contrat lié à l'accompagnement stratégique est passé à 0€ à partir de 2011, laissant penser que la prestation n'existe plus. Mais elle a seulement été déplacée.

Aujourd'hui directeur de cabinet d'Aurélie Filippetti au ministère de la Culture, Martin Ajdari n'a pas répondu à nos sollicitations.


La direction de France Télévisions n'a également pas souhaité répondre à nos questions mais fait savoir, concernant le contrat BM Consulting, qu'il "n'a jamais été caché puisqu'il est dans le dossier remis par France Télévisions au juge".
 
40.000 euros de contrats "ponctuels"

Lorsque Rémy Pflimlin répond aux journalistes du Monde : "Parmi les prestations de Bygmalion, deux sont identifiées pour être poursuivies, les autres étaient soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies", il ne précise pas quelles sont ces "prestations ponctuelles"

France Culture a pu prendre connaissance du détail des ces prestations assurées par Bygmalion en 2011 et 2012, sous la présidence Pflimlin. Il s'agit de l'accompagnement du comité permanent de la diversité de France Télévisions, et de la mise à jour du site internet, aujourd'hui inaccessible. Montant : 10.000 euros (20 000 euros en deux ans). Un nouveau site, développé en interne a été mis en place à l'adresse : http://www.francetelevisions-diversite.com/

Capture du site internet ftv-diversite.fr © DR

Il y a également 15.000 euros de contrat pour fournir une stratégie et un argumentaire à la direction de RFO pour une demande de fréquence au CSA. Et enfin, 5.000 euros pour "accompagner" France Ô....

Au total Bygmalion a reçu 40.000 euros pour ces prestations "ponctuelles". Une somme non négligeable lorsqu'il s'agit de l'argent des contribuables. Et surtout, en matière de favoritisme, faits visés par l'enquête, le délit peut être constitué "quel que soit leur montant".

Ces informations ont une incidence sur le montant réel des contrats passés entre France Télévisions et les entreprises de Bastien Millot. Il est question pour Bygmalion de 1,2 million d'euros, auxquels il faut ajouter les 180.000 euros de contrat de BM Consulting. Il est donc aujourd'hui question de 1,4 million d'euros de contrats, dont 40% ont été signés sous la présidence de Rémy Pflimlin.

Il semble peu probable que Rémy Pflimlin échappe à une audition chez le juge Renaud Van Ruymbeke, tant les ressemblances avec les pratiques de son prédécesseur semblent identiques.  

Pour rappel Patrick de Carolis a été mis en examen en avril dernier pour favoritisme, ainsi que Camille Pascal, ancien secrétaire général de France Télévisions. La stratégie de Rémy Pflimlin consistant à mettre de la distance avec cette affaire est aujourd'hui affaiblie. [pour ne pas dire anéantie, ndlr]

Lors de la passation de pouvoir entre l'ancien et le nouveau PDG en août 2010, Patrick de Carolis disait à Rémy Pflimlin : "J'ai traversé des tempêtes. Je vous souhaite de rencontrer des eaux plus calmes"....
 

Pflimlin est-il encore crédible à son poste ? La réponse est non.

Suite à l'article du "Canard enchaîné" (ci-après) de ce mercredi 11 juin 2014, la CFDT qui s'est constituée partie civile aux côtés du SNPCA-CGC dans la plainte que le syndicat a déposée dès 2011 et qu'instruit actuellement le juge Renaud Van Ruymbeke, a publié ces quelques lignes.


Le message qui a le mérite d'être court, est clair et va droit au but.

Pflimlin entraîne la ministre de la Culture et son tout nouveau directeur de cabinet dans sa chute !

Le volet télé du dossier Bygmalion actuellement en instruction judiciaire menée par Renaud Van Ruymbeke prend, après les révélations du "Canard enchaîné" de ce 11 juin 2014, une nouvelle tournure.

Alors que le juge Van Ruymbeke a déjà prononcé dans cette affaire suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC:  4 mises en examen : Bygmalion la société présidée par Guy Alvès son actuel président mais également Bastien Millot, Carolis, Camille Pascal mais aussi placé Damien Cuier et Martin Ajdari comme témoins assistés, l'article du palmipède intitulé "Le contrat planqué de Pflimlin " a fait l'effet d'une bombe.

Depuis plusieurs semaines les interrogations vont bon train.

Comment et pourquoi Aurélie Filippetti a-t-elle pu prendre le risque de nommer comme directeur de cabinet, Ajdari l'ex argentier de Pflimlin déjà entendu deux fois dans le cadre de l'instruction et toujours sous statut de témoin assisté et dont "Le Canard révèle aujourd'hui qu'il a signé dès le 1er octobre 2010, sous la présidence Pflimlin, le contrat caché de 14 pages avec la société qui détient Bygmalion à 50%????


Pourtant, jeudi dernier 5 juin, c'était  la fête à France Télé. En pleine crise donc, autour d'un somptueux buffet organisé au Siège par Pflimlin, le champagne coulait à flot et les petits-fours se dégustaient à gogo pour fêter  la promo d'Ajdari chez la ministre et son départ du groupe.


Pourquoi Pflimlin a-t-il donné, le lendemain , cette invraisemblable interview au journal "Le Monde", suite au retrait de Carolis de l'antenne pour cause de mise en examen par Renaud Van Ruymbeke, qui lui revient à présent en boomerang en pleine figure...et pas qu'à lui ?


En effet, celui que Nicolas Sarkozy avait nommé à l'été 2010 à France Télé, répondait dans une hallucinante série de "questions/réponses" totalement à côté de la plaque.

"Les collaborateurs de France Télévisions sont intègres, dévoués au service public, à la création et surtout au téléspectateur. On ne peut pas laisser croire qu'il y a une forme d'irresponsabilité." lançait-il

Mais qui a mis en cause les collaborateurs de France Télé derrière lesquels imagine vainement se réfugier Pflimlin, sur l'air de je ne peux pas laisser planer le moindre doute sur leur dévotion et leur intégrité...je m'en porte garant ???? Qui à part Pflimlin, lui et lui seul.

La méthode vielle comme le monde, utilisée par le moindre magicien qui fait son tour pour détourner l'attention du public pour qu'il voit autre chose, a fait long feu!

Au journaliste du Monde qui lui posait la question sous forme d'affirmation " En arrivant à la tête de France Télévisions, vous arrêtez des prestations de Bygmalion. Pourquoi ?", Pflimlin précisait sans sourciller "Très vite, France Télévisions s'est mis en mode «économie», en réduisant certaines des nombreuses prestations...Parmi les prestations celles de  e Bygmalion dont deux seulement - "identifiées" - ont été renouvelées, les autres étaient soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies...." !!!!!
Ben voyons ! 
Cela s'était vendredi avant le weekend de Pentecôte... Pflimlin pensait sûrement avoir réussi à enfumer tout le monde. Seulement voilà, comme disait Robert Lamoureux, "le mercredi, le canard était toujours vivant ". Et patatras, le palmipède sort la méga bombe qui contredit totalement les propos du Pflimlin "économe " et qui entraîne la ministre de la Culture et son tout nouveau directeur de cabinet dans le tourbillon. 
"Le Canard" révèle que Pflimlin qui prétend avoir arrêté des contrats de prestations avec Bygmalion sans jamais dire lesquels [peut-être veut-il parler des factures mensuelles sans réel contrat payées 6.578€ TTC, chaque mois à la boîte de Millot/Alvès , mois après mois, pour "Préparation de dossiers" arrêtés le 23/08/10 !!!!] et qui pour des raisons d'économies aurait réduit les prestations avec la nébuleuse Bygmalion (e-réputation et veille internet pour 380.000€) pour n'en garder soi-disant que deux, a passé sans mise en concurrence un nouveau et "discret" contrat avec BM Consulting (B pour Bastien, M pour Millot).

Pour que Pflimlin s'y retrouve, le blog CGC Média lui propose un petit organigramme des sociétés de "Millot and co" qui montre que BM Consulting détient bien 50% des parts de Bygmalion (*).

Le Canard écrit donc (voir article ci-dessus) "Le contrat de prestations de 14 pages signé Ajdari que Filippetti vient de nommer son directeur de cabinet et dont Pflimlin ne s'est pas vanté, a été signé le 1er octobre 2010 peu après  sa nomination par Sarko. Intitulé de la mission, sans rire "accompagnement stratégique" de la direction de France Télés. Et quel accompagnement "Fourniture d'éléments de langage spécifiques lorsque l'actualité le nécessite",  remise d'"une note synthétique concernant l'actualité institutionnelle et médiatique" ou encore "organisation de rendez-vous pour le compte de France Télévisions. Contrat signé par Martin Ajdari, le responsable des finances de l'époque de Pflimlin  devenu le mois dernier directeur de cabinet. 

Montant de cette plaisanterie 15.000 € par mois soit 180.000 € pour l'année au total avec les deux précédentes prestations, Pflimlin a donc lâché quelque 560.000 € de contrats aux sociétés de Bastien Millot sans la moindre mise en concurrence".

Et Le Canard ne parle pas d'autres contrats passés avec Bygmalion ou ses filiales,  sous présidence Pflimlin comme ce dernier intitulé "Accompagnement du Comité permanent de la Diversité à France Télévisions" en 2011 comme en 2012 !

A l'instar d'autres "Accompagnements stratégiques",  il y en aura quatre d'affilé en 2010, (janvier, février, mars, avril soit 4 fois 17.940€ TTC ce qui fait un montant total de 71.760€).

Après ces nouvelles révélations, l'onde de choc  devrait se propager.

Pflmimlin ne peut bien évidemment plus rester un jour de plus à la tête d'une entreprise publique tout comme Ajdari ne peut plus décemment rester en poste au ministère qui en a la Tutelle, etc.....

Le blog CGC Média qui s'est fortement inspiré du communiqué de Carolis, propose justement en ce qui concerne Pflimlin de ne pas faire appel à l'une de ses multiples sociétés que compte Bygmalion pour son départ. Il lui fournit gracieusement "quelques éléments de langage stratégiques" pour un "accompagnement stratégique" vers sa sortie qui ne lui coûteront rien.

Le communiqué de Pflimlin quittant  France Télé pourrait donc être, en arrangeant à peine celui de son prédécesseur, ainsi rédigé  “Mis en cause de façon totalement inattendue  par l'article du Canard enchaîné du 11/06/14, à l’occasion des prestations réalisées par la Société BM Consulting qui détient 50% des parts de Bygmalion et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de mettre un terme à mon activé à France  Télévisions le temps de défendre mon honneur".
"Je ne renouvelerai donc pas ma candidature à la présidence de France Télévisions où j'ai été nommé à l'été 2010 par Nicolas Sarkzy et interrompt dès aujourd'hui mon mandat avant son terme. Ce choix est motivé par le profond respect que je porte aux téléspectateurs, aux collaborateurs du groupe, aux contribuables et au service public".
"C’est d’ailleurs en accord l’État actionnaire que je prends cette décision et j’adresse aux téléspectateurs de cette entreprise de Service Public publique mes plus fidèles pensées".
Renaud Revel dans son "Immédias" publié ce matin sur l'Express.fr enfonce le clou, ce matin même, avec un article intitulé "Contrats Bygmalion-France Télés: Quand y’en a plus, y’en a encore"


mardi 10 juin 2014

L'info du blog CGC Média donnée le 20 mai sur le départ de David Kessler est confirmée.

Le 20 mai dernier, voici ce qu'écrivait le blog CGC Média "Selon nos informations, David Kessler,  conseiller à la culture et à la communication à l’Élysée serait sur le départ."

Que n'avait-on entendu venant des habituels détracteurs du blog "qu'est-ce que c'est ce que cette histoire ?! ....tu parles...n'importe quoi, etc..."

Le blog CGC Média qui n'a que faire des railleries permanentes de ceux qui tentent inutilement et vainement  de le discréditer, démontre une fois encore la pertinence de ses infos.


David Kessler, le conseiller culture, "va partir" confirme le cabinet du président pour conduire des "projets professionnels dans le secteur privé", indique-t-on encore à l’Élysée

En plus du départ David Kessler, Claude Sérillon conseillant François Hollande dans sa communication et Emmanuel Macron en charge des questions économiques, tous deux conseillers à l’Élysée, devraient aussi prochainement quitter leur fonction.

Pflimlin condamné en 2009 pour discrimination syndicale remet ça à France Télé en tapant sur la CGC et la CFDT avec 2 versions d'une même lettre.

Le 8 mars 2010, le blog CGC Média rendait publique dans un article au titre prémonitoire "Les NMPP que dirige Rémy Pflimlin condamnées par le TGI de Paris pour discrimination syndicale, reviendrait-il sur FTV pour favoriser la CGT?" la condamnation de Pflimlin toujours à l'époque sur Presstalis avant d'être nommé par Nicolas Sarkozy sur France télé à l'été,

Rappel des condamnations via les écrits du blog CGC Média de l'époque:

"Suite à l’assignation en référé devant le TGI de PARIS délivrée le 23 mars 2009 par les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et CFTC, pour discrimination syndicale, concernant l’accord signé le 27 novembre 2008 entre le syndicat CGT (SGLCE) dont l’objet était la création du CNP Lieusaint et les NMPP dont Rémy Pflimlin est Directeur Général Adjoint depuis janvier 2006, (*) une ordonnance de référé a été rendue le 30 avril 2009, par le Tribunal de Grande Instance de Paris, condamnant une nouvelle fois les NMPP pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non respect de ses obligations légales."

Le Tribunal de Grande Instance de Paris relève notamment que "le constat de discussion" signé le 27 novembre 2008 entre la Direction Générale des NMPP et la CGT a été conclu en violation des droits des autres organisations syndicales.
L'ordonnance enjoint les NMPP de mener toutes les négociations collectives simultanément avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

Une astreinte de 100.000 euros est fixée par infraction constatée et à défaut de respecter les négociations collectivement, les NMPP seront tenus de verser cette somme à chacun des syndicats demandeur, entre autre la CGC et la CFDT.

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a également condamné les NMPP à verser aux syndciats demandeurs un article 700 dans le cadre du nouveau code de procédure civile. Le jugement était exécutoire.

Les NMPP ont interjeté appel de cette décision le 19 mai 2009..

La Cour d’Appel de Paris, dans son arrêt du 16 décembre 2009, confirme le jugement rendu en première instance par le TGI et condamne les NMPP aux dépens d’appel et à verser à nouveau des "dommages" au titre de l’article 700.

Les NMPP devenues PRESSTALIS se sont donc bien illustrées par des pratiques discriminatoires à l’encontre de diverses organisations syndicales, à l'exception de la CGT comme le souligne le Tribunal et ont donc bien été condamnées à plusieurs reprises pour des faits similaires.

Le fait qu'une direction privilégie un syndicat au détriment de tout un tas d'autres - en l'occurrence la CGT - et soit condamnée en première instance puis voit sa condamnation confirmée en appel, renvoie Pflimlin à ses pratiques.

Il y a quelques jours,  la CFDT et la CGC de France Télévisions toutes deux partie civile dans l'instruction judiciaire que mène le juge Renaud Van Ruymbeke suite à la plainte déposée par le SNPCA-CGC pour notamment "favoritisme et prise illégale d'intérêts" avaient cru recevoir la réponse de Pflimlin à une lettre ouverte que les deux organsiations avaient coécrite.


Les salariés de l'entreprise avaient cru TOUS recevoir le même courrier !!!!! Il n'en est rien.  

Quelques "hauts dirigeants" ou considérés comme tels, on reçu une autre missive ou figure des phrases supplémentaires (surlignées en jaune par nos soins) où Pflimlin désingue "Je m'interroge quant aux motivations qui sous-entendent cette présentation, produite habituellement par ceux qui n'ont d'autres volonté que de nuire à une entreprise avec laquelle ils ont un compte à régler".

 Le blog CGC Média qui ne s'étonne plus de ce type de méthode, vous propose de découvrir les deux versions du courrier qu'à envoyé PFLIMLIN qui vomit en l’occurrence ceux qui ont osé mettre n question les pratiques de l'entreprise.

Version globale

Version pour quelques uns
La réaction de la CFDT (voir fin de post) également mise en cause, plus précisément dans un énième communiqué de Pflimlin, n'a rien de surprenant.







Ajdari fêté à France Télé, jeudi soir dernier, veille du weekend de Pentecôte, avec un somptueux buffet organisé pour son départ du groupe et sa promo chez la ministre.



Ajdari fêté à France Télé, jeudi soir dernier, veille du weekend de Pentecôte, avec un somptueux buffet organisé pour son départ du groupe et sa promo chez la ministre.


Somptueux buffet jeudi soir dernier à France Télévisons. Champagne à flot, petits-fours à gogo….Pflimlin avait mis les petits plats dans les grands.

Alors que  350 collaborateurs sont poussés dehors en plein Plan de départs collectif;
Alors que la direction modifie unilatéralement les contrats de travail de plus de 4.000 personnes qui avaient pourtant refusé leur transposition synonyme de régression;
Alors que le déficit cumulé à France Télé dépasse les 300 millions d’euros;
Alors même que Carolis « annonce » [enfin] son retrait de l’antenne de France 3 ;
Alors que  l’affaire Bygmalion dont le volet télé a déjà permis au juge Van Ruymbeke de prononcer dans le cadre de l’instruction qu’il conduit, 4 mises en examen : Bygmalion la société présidé par Guy Alvès son actuel président mais également Bastien Millot, Carolis, Camille Pascal avec toujours Damien Cuier et Ajdari sous statut de témoins assistés; France Télé fait la fête.

L’indécence n’a visiblement pas de limite pour certains.

La plupart des directeurs de la boîte avaient été conviés par Rémy qui n’a pas tari d’éloge sur Martin dans un speech à laisser pantois. Que le gratin…pas les « soutiers », non ! Tout ce petit monde qui se congratulait comme de coutume, célébrait ce 5 juin, la promo d’Ajdari au poste de directeur de Cabinet de la ministre Filippetti (qui apparemment n’était pas là).

Ajdari, le signataire des contrats avec Bygmalion sous la présidence Pflimlin dès octobre 2010, était à l’honneur presque 2 semaines après avoir pris ses fonctions rue de Valois.



Celui que Renaud Van Ruymbeke a déjà auditionné deux fois et laissé comme « témoin assisté », qui prend la place de Laurence Engel l’épouse de l'ex-conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle qui a, lui, quitté son poste début mai après un « petit coup de pompe » et peut-être parce qu’« il  n’avait plus grand chose à cirer » de la politique …. n’a rien trouvé de choquant à ce somptueux pince-fesses.

L’histoire ne dit pas si tout ce bel aréopage a trinqué à la santé du juge et aux contrats avec Bygmalion que Pflimlin déclare avoir stoppés !

dimanche 8 juin 2014

Le dossier explosif de Marianne...dire que Pflimlin s'était fendu d'un énième communiqué le jour même de sa sortie !!!!!

Le 25 juillet 2011, le blog CGC Médiadans un article intitulé "Bruno Patino le « lieutenant interactif » de Rémy Pflimlin étoffe à France Télévisions son annexe de « Sciences Po » et du « Monde.fr »" s'interrogeait sur les liens contractuels à France Télé de plusieurs ex collègues du toujours numéro 2 de Pflimlin. 

Le statut par exemple d'Olivier Lendresse, par exemple, "bras armé de Bruno Patino transfuge du « monde.fr » où il s’occupait notamment du développement de « lepost.fr » (dépendant donc du "monde.fr") recruté depuis mars 2011 « directeur de projet » par son ex collègue donc. Quel est son statut ?  

Plusieurs autres noms étaient cités comme "Thibaud Vuitton, Thomas Doduik, Laurent Suply donnent tous des cours à Sciences Po avec leur copain Bruno Patino entre autres l’atelier de « Perfectionnement numérique » où il est question de «séances d’approfondissement de culture numérique »."...mais plus particulièrement celui de Jean-François Fogel, un autre copain de Bruno Patino avec qui il a coécrit un livre intitulé « Une presse sans Gutenberg ».  

Le blog CGC Média s'interrogeait dans l'article sur, "le statut de Jean-François Fogel, lui aussi embauché comme « consultant » par Bruno Patino. Quelle mission ? Quel type de contrat et pour quelle durée ?"

Le "Marianne" du 6 juin 2014 apporte c'est le moins qu'on puisse dire une éclairage nouveau.


Dans l'encadré "Le numéro deux fait bosser son coauteur" en page 3 du dossier  "France Télé, le grand détournement" (ci-après), Marianne indique "Le renvoi d'ascenseur est une pratique bien ancrée à France Télévisions. Un exemple: le directeur des programmes et du numérique, Bruno Patino, a fait travailler comme consultant le coauteur de ses derniers livres, Jean-François Fogel. "Un professionnel reconnu" selon Patino. 
Pour le rémunérer France  Télévisions à réglé en 2011 à une société de portage salarial, Himalaya Conseil, une "mission de conseil pour le pilotage numérique, la vision stratégique et le suivi des chantiers numériques". 
Montant de la facture dénichée par Marianne 120.780 € pour cent-vingt deux jours de boulot, soit 990 € par jour. Un bon investissement " [conclut le magazine]

Le juge Van Ruymbeke appréciera sûrement, tout comme il appréciera le "saucissonnage des deux plus gros contrats signés lors de la refonte de l'organigramme avec les cabinets de Conseil Bain et Inéum d'un montant respectif de 11 millions et 3 millions d'euros ["Le Canard enchaîné" avait révélé l'affaire le16 octobre 2013 * voir en bas de post, ndlr] qui n'ont pas été soumis au contrôle d'État. Ils avaient été découpés en plusieurs lots, au-dessous du seuil de 2 millions d'euros, à partir duquel un visa de la puissance publique est nécessaire....".

Ces prestations auraient été attribués à ces deux "cabinets conseils" après d'appel d'offres européen auquel Bygmalion - encore lui, décidément !!!! - aurait soit-disant postulé sans être retenu.... Tout de même près de 15 millions d'euros, ça fait une somme question fonds publics !!!! 

Le juge Van Ruymbeke attend donc de voir ces appels d'offres européens et la liste des candidatures dont Bygmalion !!!!!




* "Le Canard enchaîné" du 16 octobre 2013.

Pflimlin peut continuer ses gesticulations, il est trop tard.

A la veille du weekend de Pentecôte, Pflimlin adressait aux salariés de France Télévisions qui ne lisent même plus, un énième communiqué.

Il faisait suite au départ de Carolis de l'antenne après sa mise en examen par le juge Van Ruymbeke dans le cadre de la plainte qu'il instruit déposé par le SNPCA-CGC pour notamment, des nombreux contrats passés avec Bygmalion sous sa présidence en 2008 et 2009 [nonobstant les contrats passés depuis novembre 2010 et jusqu'en 2013 sous la présidence Pflimlin]  Allumer des contre-feu ne sert plus à rien. 

Lisez l'enquête de Télérama signée Emmanuelle Anizon de ce 6 juin 2014, intitulé "Affaire Bygmalion : les liaisons douteuses de Patrick de Carolis''
 
Suspecté de “favoritisme” envers Bygmalion, Patrick de Carolis, l’ex-président de France Télévision s’éloigne de l’antenne. Temporairement ?

                   
« Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activité à l’antenne de France 3, le temps de défendre mon honneur. »
Jeudi 5 juin, Patrick de Carolis — poussé par la direction de France Télévisions — a tiré les conséquences de ce qui est devenu « l’autre » affaire Bygmalion. Car il y a l’affaire politique — celle des fausses factures de l’UMP et du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, et une seconde, médiatique. L’ex-président de France Télévisions a été mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour « favoritisme » envers Bygmalion, dirigée par son ancien collaborateur direct, Bastien Millot. Le départ de l’antenne du populaire présentateur de Des racines et des ailes n’est que le point d’orgue d’un dossier qui soulève nombre de questions.

Quelle est l’influence des politiques sur France Télévisions ?

Quand, en 2005, sous la présidence Chirac, le producteur de Des racines et des ailes est nommé à la tête de France Télévisons, le fait qu’il ait coécrit un livre avec Bernadette Chirac ne peut pas lui nuire. Mais il cherche aussi à s’attirer les bonnes grâces du ministre du Budget, grand argentier de l’audiovisuel public, Jean-François Copé. Autour de lui, à la holding, le nouveau président de France Télévisions se constitue une garde rapprochée de « Copé boys », issus de son cabinet : Bastien Millot, à 33 ans, devient directeur de la stratégie et du développement, et Damien Cuier, directeur financier. En 2007, Nicolas Sarkozy est élu. Aussitôt débarque Camille Pascal, ex-directeur de cabinet de Dominique Baudis au CSA. Promu secrétaire général de France Télévisions, il deviendra, quand il en partira, la plume… de Nicolas Sarkozy. Et comme on reste en famille, c’est une parente de Bastien Millot qui s’occupe de la communication personnelle de Patrick de Carolis. Encore aujourd’hui, c’est elle qui envoie ses communiqués aux journalistes.
Il n’est pas rare, le mot est faible, que d’opportuns ponts s’établissent ainsi entre l’audiovisuel public et le pouvoir politique. Il y a quelques jours, Martin Ajdari, le monsieur Finances de Rémy Pflimlin, est devenu directeur de cabinet de la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti. Sans que cela fasse sursauter quiconque. Il a retrouvé au ministère Kim Pham, lui aussi ex-directeur général adjoint de France Télévisions. Avec son cabinet « pur politique », Patrick de Carolis a néanmoins poussé le bouchon plus loin que d’autres. A partir de 2007, après la démission du directeur général, Thierry Bert, haut fonctionnaire et ex-chef de l’Inspection général des finances, les politiques ont pris le pouvoir sur l’administration de la télévision publique. Et les verrous ont sauté.

Où sont passés les garde-fous ?

En 2008, quand Bastien Millot quitte France Télévisions (d’abord un simple détachement) pour diriger sa nouvelle société Bygmalion, il négocie auparavant des contrats pour surveiller l’e-réputation de France Télévisions, répondre au courrier des téléspectateurs, puis, plus tard, s’occuper « des éléments de langage » et effectuer de la veille stratégique. Bygmalion percevra ainsi 1,2 million d’euros, entre 2008 et 2013. Il n’est pas le seul collaborateur à conserver des contrats avec son ex-employeur. Dans la plainte initiale déposée en 2011 par le syndicat CGC de France Télévisions — qui, le premier, a soulevé le lièvre Bygmalion —, il est cité plusieurs autres cas problématiques. Travailler pour son ex-employeur n’est pas illégal en soi. Encore faut-il respecter les procédures et écarter les risques de conflit d’intérêt.
Or, précisément, les procédures sont au cœur d’une bataille très juridique. Les personnalités mises en examen avancent pour leur défense que France Télévisions n’est pas soumise à l’ordonnance européenne du 6 juin 2005 obligeant les entreprises publiques à mettre en concurrence leurs prestataires. Pourtant, dans une lettre envoyée dès 2005 à Patrick de Carolis, les ministres de la Culture et de l’Economie engageaient déjà le groupe à s’y conformer « comme Radio France » . Des procédures ont certes été progressivement mises en place. Mais avec une marge d’interprétation. Plus les sommes sont petites, plus la liberté d’application se fait grande. Que ce soit avec Bygmalion ou avec d’autres.
Par exemple, en 2009, les cabinets de conseil Bain et Ineum, chargés de réfléchir moyennant environ 14 millions au remaniement de l’organigramme, n’ont pas été soumis à un quelconque contrôle de l’Etat, alors que c’est obligatoire au-delà de 2 millions. Comment cela a t-il été possible ? L’enveloppe globale a été découpée, de façon à ne pas atteindre la somme fatidique. Découpée, comme l’avaient été les contrats avec Bygmalion.

Pourquoi l’équipe de direction actuelle a-t-elle gardé le silence ?

Il a été assourdissant. Quand Rémy Pflimlin succède à Patrick de Carolis en 2010, il fait annuler deux contrats Bygmalion, mais en maintient deux autres : l’e-réputation de France Télévisions finalement rompu en 2012 et le courrier des lecteurs, en 2013. Pas de trace d’une mise en concurrence dans le dossier du juge. Dans sa déposition (que Télérama a consultée comme toutes les autres), le directeur financier Martin Ajdari explique qu’il a fallu du temps pour faire le ménage, en raison de « l’assez grande désorganisation qui a suivi la mise en place d’une entreprise unique ». Depuis, les deux contrats ont été attribués à deux sociétés différentes. Economie : 35 % dans un cas et 45 % dans l’autre…
De son côté, Patrick de Carolis n’a pas souffert longtemps de son départ de la présidence de France Télévisions. Il a très vite récupéré environ un tiers de la production de Des racines et des ailes, avant d’en reprendre lui-même la présentation lors de la dernière saison. Une remise en selle flamboyante. Plus étonnant, Patrick de Carolis Consulting a aussi signé, et sans mise en concurrence apparente là-encore, des missions de conseil pour France Télévisions… y compris une sur Des racines et des ailes pour un montant d’environ 160 000 euros. Un producteur payé pour se conseiller ? On applaudit.

Et la suite ?

Dans son audition, Patrick de Carolis affirme avec force ne pas avoir été « l’ordonnateur » de ces contrats avec Bygmalion, renvoyant la balle à son ancien secrétaire général Camille Pascal, également mis en examen. Lequel explique n’avoir fait qu’exécuter la demande de son patron et du directeur financier. Il faut dire que les risques sont importants, car le juge Van Ruymbeke est une pointure… L’affaire Bygmalion et ses fausses factures à l’UMP est énorme. Et n’a pas fini de faire des victimes car de nombreux points restent à éclaircir. Selon Le Point, Bygmalion aurait versé de l’argent à Patrick de Carolis, après son départ de la présidence de France Télévisions : 119.000 euros, pour deux missions… Cela ressemble fort à du renvoi d’ascenseur. Les mises en examen se multiplient. Jean-François Copé a quitté la tête de l’UMP, Bastien Millot a perdu ses chroniques médias (chez Morandini, sur Europe 1) et lâché Bygmalion en 2013 pour devenir… avocat. Patrick de Carolis renonce aujourd’hui à son émission chérie… et sans doute à bien plus. Rémy Pflimlin perd tout espoir — s’il en avait encore — d’être candidat à sa sucession en 2015. L’affaire Bygmalion est aussi l’affaire France Télévisions

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