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vendredi 13 février 2015

Sophie Guieysse la reponsable RH de CanaL + n'est pas sur le départ....enfin le claironne-t-elle un peu partout!.

Sophie Guieysse la responsable RH de CanaL + n'est pas sur le départ....enfin le claironne-t-elle un peu partout !

Ce n'est pas le préavis de grève programmé pour le 5 mars prochain - du jamais vu, la seconde fois en trente ans,  preuve du ras-le-bol général qui règne en interne -  qui va la déstabiliser ! 

Ce n'est pas, le dépôt d'une plainte au Pénal pour discrimination et harcèlement contre un élu CGC qui vont l'émouvoir...non!!!!

Ce n'est pas la chienlit sociale qui mine la chaîne...ou encore "la dégradation des conditions de travail et les réductions d'effectifs" - Canal+ France, qui emploie environ 3.500 salariés, a vu sous la coupe de cette dernière, ses effectifs baisser "d'une dizaine de personnes par mois" et dans le centre de relations clients, qui emploie 750 personnes, 80 postes ont été supprimés ou non pourvus au cours des derniers 18 mois....ou encore les multiples cas de "burn out" dans l'entreprise...qui devraient l'intimider !!!

L’intransigeante Sophie Guieysse ne craint rien ni personne... Quelque soit l'avenir de Canal + elle en partie....Vincent Bolloré président de Vivendi donc par voie de conséquence de Canal+, a besoin de femmes dans ses équipes.....elle serait donc là pour longtemps !!!!

Pas sûr que Vincent Bolloré qui a sûrement prévu plein de nouvelles "choses" pour  Canal + soit vraiment dans le même état d'esprit que celle qui se croit à l'abri de tout !


 

Rodolphe Belmer officiellement pas candidat pour remplacer Pflimlin

Le 6 février dernier dans un post intitulé "La feuille de route fixée par Vincent Bolloré à Rodolphe Belmer....", le blog CGC Média écrivait:

"....Le journaliste dans un paragraphe de son article intitulé "Pas de Belmer à France Télévisions?" rappelait l'ampleur de la tâche qui s'ouvrait à lui rappelait d'ailleurs ses propos tenus, il y a environ un mois, au  "Figaro" après que son nom ait régulièrement été  évoqué pour la succession de Pflimlin:  "A cette cette date, je ne suis pas candidat. Et je n'ai pas prévu de l'être". 


C'est bien là, le seul moyen de couper  court aux divagations....."

Ce vendredi 13, Renaud Revel pour l'Express dans son billet "Immédias" confirme donc l'info....à la seule différence près que ce n'est pas par voie de communiqué mais sur Twitter que Rodolphe Belmer confirme donc ses propos au Figaro.

Le blog CGC Média vous propose de le découvrir:

Rodolphe Belmer sur Twitter:  " Je ne suis pas candidat à France Télévisions"


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Rodolphe Belmer, directeur général du groupe Canal+, vient d’annoncer sur Twitter qu’il n’était pas candidat à la présidence de France Télévisions. Son nom circulait de longue au CSA, ainsi que dans les allées du pouvoir où Fleur Pellerin et une partie de l’entourage de Manuel Valls faisaient son siège depuis des mois. Mais très impliqué dans la nouvelle organisation de Vivendi, l’intéressé, à qui Vincent Bolloré a proposé un poste d’envergure, a jugé nécessaire de faire taire cette rumeur devenue trop insistante et de fait embarrassante.

La même chose s’était produite il y a quelques jours de cela chez Lagardère avec Denis Olivennes: soumis à la pression d’une rumeur du même ordre et galopante, qui le poursuivait comme du chiendent, le patron de Lagardère Active et d’Europe 1, qui avait envisagé un temps pour sa part se présenter à la présidence de France Télévisions, avait dû se fendre d’un démenti, alors qu’il était interrogé sur cette question par Les Echos.

jeudi 12 février 2015

Marie-Christine Saragosse pas officiellement candidate pour remplacer Pflimlin se fait épingler par “Le Canard”.



Marie-Christine Saragosse pas officiellement candidate pour remplacer Pflimlin se fait épingler par “Le Canard”.

“Le Canard enchaîné” a publié, ce mercredi 11, un article sur la tentative stoppée in extrémis de licencier une journaliste de FMM un tweet vieux de 3 ans que certaines bonnes âmes avaient adressé à Marie-Christine Saragosse comme si ce denier veanit d’être envoyé et totalement hors contexte.

Voici l’article:

“France Médias Monde a écrit, le 15 janvier, à Nazeeha Saeed correspondante au Bahreïn de France 24 et de la radio arabophone Monte-Carlo Doualiya, pour lui annoncer son licenciement.
Motif : “votre twitte (sic) du 15 novembre sujet du régime de Bahreïn qui est en opposition avec la ligne éditoriale”.

Las, le tweet en question remontait à... trois ans. Le 15 novembre 2011 Nazeeha Saeed, quelques mois après avoir été torturée par la police et rapatriée à Paris, avait posté un message contre la dictature de Bahreïn.
Et, il y a 15 jours, des esprits tolérants, qui n'ont pas apprécié que la conseour arabe s’affiche “Je suis Charlie” ont ressorti et envoyé son vieux message, sans date, à France Médias Monde, qui s'est fait berner.
Le 7 février la pédégée, Marie-Christine Saragosse a donc reçu les syndicats pour dissiper ce fâcheux malentendu et renoncer au licenciement.
Ça fait sérieux”

Cet article fait, semble-t-il suite à un mail interne qui a largement circulé que le blog CGC a récupéré et que voici:
“Je pense que nous devons faire connaitre d'une façon ou d'une autre, le tweet qu'elle a fait : aux sociétés de journalistes peut être ? Car insulter le gouvernement en place et les citoyens en les traitant d'animaux ne relève pas de la fonction d'un correspondant de nos médias”

Qui a écrit un tel mail ?

Comment la carrière d’une journaliste, son parcours mais surtout les tortures qu’elle a subis, ont-elles pu à ce point être ignorées de sa direction?

Tout un tas de questions se posent bien évidemment, à commencer par celle du DISCERNEMENT....

mais surtout, que va-t-il arriver à tous ceux qui ont imaginé faire ainsi virer la journaliste ?

Copé et Patino collègues….« à des fins politiques » (dixit Papet).



Copé et Patino collègues….


Les propos que Papet dégé adjoint/drh de France Télévisions (*) tenus au journaliste du « Monde », il y a quelques jours suite au rapport Vacquin : "L'entreprise (*) a souffert d'une réforme lancée à des fins politiques et sans préparation…" prennent ici tout leur sens.


Non content de dézinguer dans le même article Carolis le prédécesseur de Pflimlin en lançant "Nous sommes arrivés [en 2010] après une décision qui avait été prise sans nous"(sic), il balance également les Tutelles et l’État actionnaire qu’il accuse d’avoir "lancé une réforme à des fins politiques et sans préparation…" (sic)


Ce serait donc la raison du foutoir à France Télé ?!...où Pflimlin pourtant nommé par Sarkozy depuis près de 5 ans, nommant lui-même Papet, n’aurait rien pu faire, tout juste "assumer tous ces fronts ouverts simultanément qui ne leur ont pas rendu la tâche facile avec une 2 CV qu'on a chargée comme un poids lourd de trente tonnes". (sic)


L’État actionnaire et les Tutelles apprécieront…selon nos, informations, ils apprécient d’ailleurs déjà !


Papet a probablement ne pas en croire ses yeux, en découvrant dernièrement que Patino et Copé allaient être collègues de classe à  Sciences Po…comme quoi la boucle est quasiment bouclée avec le numéro 2 de France Télé retrouvant l’ex numéro 1 de l’UMP « à des fins politiques » (dixit Papet) !!!!


Autrement dit, Patino payé avec l’argent de la redevance donc  le contribuable, pour être exclusivement à France Télé comme le précise les textes conventionnels donc ayant force de loi alors qu’il est également dégé de l’École de journalisme de Sciences Po   y croiser inévitablement Jean-François Copé qui «enchaîne dans les amphithéâtres de Sciences Po Paris  - selon L'Express -  des cours magistraux [en anglais, if you please…] sur comment "Légiférer et gouverner dans un monde globalisé".

L'Express a même publié sur son site la plaquette de présentation des cours de Jean-François Copé qui propose une "introduction au droit international" et donne "les bases pour comprendre le rôle des lois, des politiques publiques et des institutions".

Mazette !

« L'ex-patron de l'UMP Jean-François Copé qui a été mis en examen mardi 3 février pour "abus de confiance" dans l'enquête sur le paiement par son parti des pénalités qui avaient été infligées à Nicolas Sarkozy après la présidentielle de 2012 », retrouvera donc Patino le numéro 2 de Pflimlin qui, lui, n’est encore pour l’heure que témoin assisté dans l’instruction judiciaire menée par Renaud Van Ruymbeke concernant le volet audiovisuel de l’affaire Bygmalion !

mercredi 11 février 2015

Les "To be 3" de l'Audiovisuel, autrement surnommés les 3 P du PAF "Pflimlin, Papet, Patino" devraient partir de France Télé avec le PDV...



Le blog CGC Média s'est procuré le rapport Vacquin sur la situation INVIVABLE et INHUMAINE que connait France Télé depuis que Nicolas Sarkozy y a nommé Pflimlin.

Le blog CGC Média s'est procuré le rapport Vacquin (*) sur la situation INVIVABLE et INHUMAINE que connait France Télé depuis que Nicolas Sarkozy y a nommé Pflimlin...

 Dans une hallucinante tribune que lui laissé "Le Monde", Papet le DGA/DRH de France Télé a tout de même le culot de déclarer après 5 ans de souk continu et alors que depuis jeudi dernier chaque jour qui passe est quasiment un jour de grève"Nous rejoignons Henri Vacquin sur le sens général et je partage l'analyse selon laquelle l'entreprise a souffert d'une réforme lancée à des fins politiques et sans préparation."

Les salariés de France Télé dans leur écrasante majorité n'en sont pas revenus! 

Le nombre des réactions en interne après les propos de Papet d'un cynisme et d'une morgue sans nom, est écrasant: "Accablant...Pitoyable...A vomir...C'est la quatrième dimension....Au-delà du réel...Après quasiment 5 ans de chienlit, de tels propos, c'est soit de l'inconscience, soit de la provoc....Les bras nous en tombent...Comment peut-il raconter de telles c...? Et ils vont nous dire en partant: Voyez on a voulu réformer mais on s'est heurté à trop de conservatismes !!!! etc..."


Il faut quand même n'avoir aucune figure pour déclarer "Je partage l'analyse selon laquelle l'entreprise a souffert d'une réforme lancée à des fins politiques et sans préparation." !!!!!! 

C'est Papet donc Pflimlin et son équipe sur le départ - EN PLACE DEPUIS QUASIMENT 5 ANS   - qui OSENT parler de réforme "lancée à des fins politiques et sans préparation" en tentant une énième fois de passer pour des victimes alors même que la faillite de France Télévisions, à tous les niveaux, est de leur fait !!!!!! 

Lire aussi sur le même sujet l'article du Monde "France Télévisions, le grand corps malade".
 
(*)  Résumé du rapport Vacquin que s'est procuré le blog CGC Média:































A SUIVRE......

A France Télé, le PDV c’est « PARS…DÉGAGE VITE »…(en donnant ta dem ou en prenant ta retraite, ce serait tellement plus simple !)


A France Télé, le PDV c’est « PARS…DÉGAGE VITE »…(en donnant ta dem ou en prenant ta retraite, ce serait tellement plus simple !)

Voici ce que les salariés de France Télé peuvent lire, entre autres, dans le « guide info du PDV » sur l’intranet groupe au chapitre « Le respect du volontariat ».

« Des garanties individuelles d’information et de confidentialité »

1°) La mise en œuvre du PDV repose exclusivement sur le volontariat.

2°) Il s’agit d’un plan autonome : en l’absence d’atteinte de l’objectif de suppressions d’emplois défini dans le PDV, il n’est pas envisagé de mettre en œuvre des licenciements.

et d’indiquer 3 catégories possibles :

1- Votre poste est éligible au départ et vous êtes volontaire

Vous êtes employé dans un établissement dans lequel une ou plusieurs suppressions de postes sont envisagées au sein de votre catégorie professionnelle. Votre départ est possible dans la limite du nombre des emplois supprimés au sein de cette catégorie.

2- Votre poste n’est pas éligible au départ mais vous êtes volontaire

Dans ce cas, votre départ est possible à condition qu’il se substitue de façon effective au départ d’un collaborateur éligible dont le poste est supprimé mais qui ne souhaite pas quitter l’entreprise. Votre départ n’est possible que si ce dernier accepte d’être repositionné sur un autre poste par la voie de la mobilité interne.

3- Votre poste est éligible au départ mais vous n’êtes pas volontaire

Puisqu’aucun salarié n’est contraint de quitter l’entreprise, plusieurs solutions sont envisageables dans ce cas :
• le départ d’un autre collaborateur volontaire dont le poste n’est pas directement concerné peut être organisé en remplacement du vôtre • une mobilité peut vous être proposée, accompagnée, le cas échéant, d’une formation pour développer vos compétences et vous adapter au poste d’accueil

• une adaptation de l’organisation peut être décidée, c’est-à-dire un maintien de votre poste mais avec une évolution d’organisation et de fonctionnement.

Penchons-nous sur la deuxième catégorie « Votre poste n’est pas éligible au départ mais vous êtes volontaire »

Votre poste n’est donc pas supprimé mais vous désirez quitter l’entreprise….Dans ce cas, votre départ est possible à condition qu’un collaborateur éligible dont le poste est supprimé qui ne souhaite pas quitter l’entreprise accepte de prendre votre poste…

Pour ce refaire, il faut bien évidemment que « votre poste » (pas supprimé donc) fasse l’objet d’une publication en interne pour que d’éventuels candidats se déclarent. Bien évidemment, si cette publication n’intervient jamais, vous avez beau être volontaire, personne ne sera jamais candidat en interne sur un poste qui n’est pas « annoncé » donc vous ne pourrez pas partir !!!!

La direction aurait  toutefois trouvé la solution pour certains secteurs....enfin, le pense-t-elle.

A plusieurs salariés qui ont manifesté leur désir de partir ‘exemples à l’appui) mais qui ne voient jamais leur poste ouvert à candidatures, elle lance….De toute façon, on attend que vous partiez car après vous votre poste disparait.


Autrement dit, "n’attends pas que quelqu’un prenne ton poste…après ton départ, il sera supprimé… tu démissionnes ou tu fais valoir tes droits à retraite"....Voila donc la solution!

Il est réconfortant de voir comment les modalités et critères du guide d’info concernant le PDV sont ainsi respectés !

Et après ça, la direction voudrait que la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC n’attaquassent pas en Appel ce soi-disant Plan basé sur ledit "volontariat"....

Ben voyons.!!!!!!!

mardi 10 février 2015

Le dépôt d'un préavis de grève à Canal + fait du bruit....

Pour la seconde fois en trente ans, le préavis de grève déposé  à Canal +  est la preuve d'un ras-le-bol général

Le 8 février 2015, le blog CGC Canal titrait  "Quand il n'y a plus que la grève"...

Les mots parlant d'eux-même, il n'y a guère à ajouter pour montrer, à travers eux, la dérive sociale qu'ils traduisent.

Pour la seconde fois en trente ans, les syndicats de Canal+ ( (CFDT, CFE CGC, CGT) sauf "Plus Libre" syndicat local rattaché UNSA, ont donc déposé un préavis de grève pour le jeudi 5 mars, afin de dénoncer notamment "la dégradation des conditions de travail et les réductions d'effectifs"....

Les émissions de Canal+ mais aussi celles de de D8 et D17, les centres d'appels du service clients et les services techniques pourraient être ainsi fortement perturbés ce jour-là.

Canal+ France, qui emploie environ 3.500 salariés, a vu sous la coupe de cette dernière, ses effectifs baisser "d'une dizaine de personnes par mois" et dans le centre de relations clients, qui emploie 750 personnes, 80 postes ont été supprimés ou non pourvus au cours des derniers 18 mois.

Les cas de "burn out" dans l'entreprise, se sont multipliés à la vitesse grand V...certains collaborateurs parlent même "d'en finir"
"Depuis plusieurs années, la direction rogne sur les coûts"...."C'est un véritable machine à broyer qui s'est progressivement installée avec une multiplication des licenciements et des ruptures conventionnelles, ce qui accroît la charge de travail pour ceux qui restent dans un contexte économique extrêmement incertain..."

La situation est extrêmement grave...c'est en quelque sorte un appel au secours que lancent les salariés de Canal + qui n'en peuvent plus de ces méthodes brutales, inhumaines, humiliantes et d'un autre âge.

Les syndicats signataires du préavis s'inquiètent également de la diminution de l'activité en France par rapport à l'international, devenu le moteur de la croissance de Canal+.

Face à la véritable casse sociale - il ne faut pas avoir peur d'employer les bons mots au bon endroit - organisée donc par la direction et mise en œuvre par l'ultra rigide Sophie Guieysse DRH du groupe, les salariés avec cette grève vont pouvoir montrer leur ras-le-bol et leur détermination.

Ce mouvement de grève du 5 mars sera-t-il l'acte fondateur conduisant à cette refondation sociale qu'une très large majorité appelle de ses vœux ?!

Le blog CGC Média vous propose de prendre intégralement connaissance de son article précité:

"Depuis plusieurs années, nous déplorons la dégradation des conditions de travail des milliers de salariés du Groupe CANAL+!  

Dans tous les secteurs de l’entreprise, Distribution, Technique, Edition, Services Supports, i>TELE, Studio CANAL, et maintenant également à CANAL+ Overseas, c’est la même rengaine, celle des économies, des restructurations, des diminutions de postes, des licenciements... Ces événements rythment le quotidien de l’entreprise

Sans perspective autre que celle du lendemain, les salariés de CANAL subissent sans toujours la comprendre, une politique sociale contraignante, où l’absence de dialogue rime avec oukase et décisions abruptes

Ce début d’année 2015 a vu ces phénomènes s’accélérer! Partout, les patrons de business agissants sur ordre, sont chargés de repérer les salariés dont le poste pourrait être supprimé, les missions restructurées, d’accompagner des collaborateurs vers la sortie, le tout en respectant l’épure d’un PSE qui veut encore aujourd’hui que 10 suppressions de postes par période de 30 jours impose la mise en œuvre d’un plan social!

"...Bonne année..." Dépités, ces managers et patrons de service s’exécutent, parfois en annonçant clairement la couleur à leurs équipes… "Bonne année 2015… au fait nous devrions être beaucoup moins nombreux dans quelques mois…" "…j’ai ordre de dégraisser, je suis dans l’obligation de le faire…" "…nous serons 30% de moins à fin 2015…"

Les conséquences de cette politique sociale sont palpables à tous les étages! Mines déconfites, multiplication des absences, burn out en progression inquiétante, malaise généralisé, le drame n’est pas loin!

Au-delà de la désorganisation des business, cette politique porte atteinte maintenant  à la santé physique et mentale de plusieurs dizaines de salariés, épuisés, en rupture, désorientés. Nous avons en ce début d’année, franchi un cap, le seuil d’alerte est atteint.

La multiplication des burn out dans tous les secteurs d’activités et particulièrement en ce moment au sein du Studio Canal et de la direction de l’Edition nous font craindre le pire. C’est aussi pourquoi les syndicats de CANAL+ ont décidé d’organiser des assemblées générales pour échanger sur le terrain avec les salariés

Les constats sont partagés par une  majorité des salariés conscients que cela ne peut plus durer. Le tract appelant aux AG intitulé "...Ça Suffit..." résumait à lui seul le sentiment général : celui d’un ras le bol généralisé, d’un moment de rupture sociale, d’un affaiblissement de nos organisations dans l’incompréhension générale

Notre Groupe doit se restructurer, s’adapter, se moderniser, se transformer, c’est indéniable. Mais il doit réaliser sa mue dans le respect total de ses collaborateurs, hors d’une contrainte permanente insupportable.

L’absurdité de cette politique conduit à l’inefficacité opérationnelle et nous fait perdre des parts de marché pourtant difficile à conquérir ou à maintenir. Elle affaiblit et corrompt le tissu social de l’entreprise

Qui sait aujourd’hui son avenir ? Qui sait avec qui il travaille exactement? Qui sait s’il va déménager demain ou après-demain? Qui sait s’il va devoir encore absorber une charge de travail déjà débordante en reprenant les missions de salariés débarqués, remerciés, missionnés...? Qui sait s’il va faire l’objet d’une convocation pour une sanction, pire pour un entretien préalable au licenciement... C’est devenu la routine à CANAL+, une routine destructrice de valeurs économiques et sociales !

C’est pourquoi, alors que le dialogue social est au point mort, 3 syndicats indépendants, CFDT, CGT, CGC Médias, ont décidé de prendre cette décision et de poser un préavis de grève pour le jeudi 5 mars!

Le dernier préavis de grève fut déposé en 2003 alors que Pierre Lescure était limogé par Jean-Marie messier. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation inverse. L’incapacité de notre direction à écouter et entendre nous oblige à agir dans l’intérêt de l’entreprise et des salariés, dans une situation d'urgence.

Il n’est plus acceptable de voir des dizaines de salariés à bout de nerf, effondrés! Il n’est plus acceptable de laisser ainsi se dégrader le tissu social d’une entreprise comme la nôtre. Il n’est plus acceptable de laisser filer les compétences, remerciées ou démissionnaires. Il n’est plus acceptable de voir des services entiers désorganisés, en souffrance, inquiets pour l’avenir

Ça suffit ! Oui cela suffit!
CANAL+ mérite bien mieux. L’absence de boussole déstabilise et inquiète. 
Nous proposons tout d’abord de rétablir les normes d’un dialogue social respectueux et ouvert. Nous revendiquons l’arrêt des licenciements sans cause réelle et sérieuse, des ruptures conventionnelles qui ne sont que des licenciements économiques déguisés. Nous proposons de stabiliser les organisations, de cesser les déménagements permanents, d’embaucher là où les besoins sont criants, dans les Centres de Relations Clients par exemple. Nous voulons mesurer les conséquences d’une politique de réduction des coûts auprès de nos prestataires les obligeants à délocaliser les emplois. Des milliers d’emplois de la relation clients aujourd’hui installés au Maroc et des taux de redondance d’appels qui explosent… Nous l’avions anticipé il y a 2 ans ! Nous y sommes ! Les salariés de CANAL+  confrontés chaque jour à la grogne des abonnés mesurent les conséquences de cette politique de délocalisation

Repenser notre politique sociale, c’est affirmer la primauté du dialogue, sans lequel nous irions à l’échec! C’est aussi cesser de pressurer des salariés épuisés, de rétablir des opportunités de soutien psychologique aujourd’hui déficiente, de traiter de la désorganisation des services et du temps de travail, des pressions sur les représentants du personnel …

La grève du 5 mars doit nous conduire à cette refondation sociale !"