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mercredi 22 novembre 2017

Comité d’établissement France Televisions Siège: la Direction aux abonnés absents

Aujourd’hui se tenait une réunion ordinaire du Comité d’Etablissement France Télévisions Siège prévue sur deux jours.
Devaient être abordés entre autres la question des magazines de la Rédaction de France 2 « Envoyé Spécial » et « Complément d’Enquête » et la situation au Service des Sports suite à la réduction du recours aux JRI de la Rédaction.
Les élus ont demandé la présence du Directeur de l’Info, Yannick Letranchant et du Directeur du Service des Sports Laurent Eric Lelay.
Devant le refus de ces derniers de venir répondre aux questions des élus, les représentants du personnel ont décidé de suspendre la séance du CE. La Direction, par la bouche du Président de séance, a alors considéré que les points avaient été traités et que la séance était close.

Nous vous proposons de découvrir la résolution adoptée à l’unanimité à ce sujet:

 RÉSOLUTION CE SIÈGE FRANCE TELEVISIONS CE ordinaire du 22 et 23 Novembre 2017

Nous sommes en instance de CE Siège ce matin, au même moment le Directeur de l'Information s'est longuement exprimé sur une antenne de radio nationale, en exposant des pistes concernant les économies à réaliser à France Télévision sur les magazines d'informations les bureaux régionaux de France 2, sur le harcèlement.
Quelle chance pour les auditeurs de France Inter d'avoir la primeur des réactions du Directeur de l'Information... Nous, Élu(e)s du CE Siège, nous n'avons pas eu cette chance...
Pour nous, c'est une banalisation de cette instance. Nous estimons que nous ne sommes pas en condition de poursuivre nos travaux de façon normale...
Par conséquence, afin d'évoquer ces sujets nous demandons la présence du Directeur de l'Information, Yannick Letranchant et du Directeur des Sports, Éric Le Lay.
En conséquence, nous demandons une suspension de la séance jusqu'à ce que nos demandes aient abouti.

Date : 22/11/2017
Résolution votée à l’unanimité


Mathieu Madénian et Thomas VDB en remettent une couche à l’ex Orange Ernotte.



Mathieu Madénian et Thomas VDB en remettent une couche à l’ex Orange Ernotte.


Le 14 mars dernier, l’ex Orange s’était une nouvelle fois ridiculisée, en déprogrammant: "Deuxheures avant, les pastilles de Mathieu Madénian et Thomas VDB" (80 épisodes validés par Got et Couture),  au fallacieux prétexte qu’elle « ne connaissait pas le programme » et qu’elle aurait "découvert que  Thomas et Mathieu pouvaient y parler politique" mais surtout en envoyant vers 9h un tweet d'une suffisance et d'un mépris sans nom aux deux intéressés: "Hello messieurs, très sympa votre message et je vous dois la vérité : vous ne me faites pas rire..."  



Les deux humoristes Mathieu Madénian et Thomas VDB qui officient aujourd’hui sur W9 se sont rappelés, il y a quelques jours, au bon souvenir de l’ex Orange. Ils ont posté sur Twitter une photo sur laquelle ils apparaissent avec l’édition du Parisien du jour qui titre : « France télévisions coûte-t-elle trop cher ? » qu’ils ont accompagnée du commentaire suivant : « Nous, au moins, on vous fait économiser ».



Et bing…mais quand l’ex Orange de plus en plus décriée tous azimuts, va-t-elle comprendre qu’elle est et reste la risée du PAF mais plus largement de toute la sphère médiatique et politique ?

Le Collectif des JRI de France 3 National échaudés, dénoncent « des ateliers qui apparaissent pour beaucoup comme de la poudre aux yeux jetée par une direction qui a déjà pris toutes les décisions ».



Le Collectif des JRI de France 3 National échaudés, dénoncent « des ateliers qui apparaissent pour beaucoup comme de la poudre aux yeux jetée par une direction qui a déjà pris toutes les décisions ». 

Dans un nouvel écrit qui devrait faire tousser l’ex Orange et le successeur de Michel Field à l’info qui s’exprimait ce matin sur Inter pour dire globalement que tout allait bien,  le Collectif des JRI de France 3 décide certes de ne pas jouer la politique de la chaise vide en participant à des ateliers d’échanges F3/F2 organisés par la direction à laquelle ils ne fait visiblement  pas confiance. 

« L’expérience des ateliers précédents du projet Info 2015 qui entérine la disparition de notre rédaction en fusionnant les rédactions nationales de F3 et F2 » auquel « est opposé  le Collectif est opposé à Info 2015 », « a laissé le désagréable souvenir aux participants de n’avoir pas été entendus » dit le texte. 

« Les préconisations de l’époque n’ont pas été suivies. Idem lors des réunions qui ont précédé les fusions des services éco et politique. Nous soulignons que le sentiment général reste la méfiance et le scepticisme par rapport à l’impact de notre participation à des ateliers qui apparaissent pour beaucoup d’entre nous comme de la poudre aux yeux jetée par une direction qui a déjà pris toutes les décisions » ajoute le Collectif. 

« Si nous estimons que nos demandes ne sont pas entendues au cours de ces ateliers nous nous réservons la possibilité de nous en retirer, pour nous exprimer de façon alternative » conclut-il.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir ledit texte:

"Pourquoi et comment le Collectif des JRI va participer aux ateliers d’échanges F3/F2. 

Après un débat interne qui a vu s’exprimer des positions opposées, le Collectif des JRI de France 3 a pris la décision à la majorité de participer aux ateliers proposés par la direction de l’info dans le cadre du projet de fusion des services JRI des rédactions nationales de F3 et F2. La décision a été prise après un vote qui a suivi un débat où les pour et les contre se sont exprimés.

Nous rappelons que le Collectif est opposé à Info 2015 qui entérine la disparition de notre rédaction en fusionnant les rédactions nationales de F3 et F2.

Nous soulignons que le sentiment général reste la méfiance et le scepticisme par rapport à l’impact de notre participation à des ateliers qui apparaissent pour beaucoup d’entre nous comme de la poudre aux yeux jetée par une direction qui a déjà pris toutes les décisions. 

L’expérience des ateliers précédents du projet info 2015 a laissé le désagréable souvenir aux participants de n’avoir pas été entendus.
Les préconisations de l’époque n’ont pas été suivies. Idem lors des réunions qui ont précédé les fusions des services éco et politique.

Une majorité d’entre nous a néanmoins voté pour la participation : le Collectif sera donc représenté par des délégués pour porter la voix du Collectif au sein de ces ateliers.
Nous pensons effectivement qu’ils doivent être l’occasion d’obtenir des garanties aussi bien sur les conditions d’exercice de notre métier, gravement menacé par la mise en place d’Info 2015, que sur l’organisation de notre temps de travail. 

Info 2015 impose un modèle de « News Factory »  dans lequel la fabrication des reportages est de plus en plus morcelée, où les équipes de reportages sont de plus en plus déresponsabilisées et téléguidées par une hiérarchie éditoriale toute-puissante. 

A contrario, nous défendons l’expertise et l’autonomie des reporters de terrain.

Nous défendons aussi la spécificité du métier de journaliste reporteur d’images et sa responsabilité dans l’écriture d’un sujet par l’image.

Sur l’organisation et la planification :

-nous voulons obtenir des garanties sur l’égalité de traitement des JRI , quelle que soit leur organisation de temps de travail, semaine de 4 jours, forfait jour/décompte horaire.
-nous voulons nous prémunir contre certaines méthodes de management autoritaires, irrespectueuses de notre travail et de notre engagement ;
-nous voulons stopper la détérioration de nos conditions de travail, que la direction justifie par des contraintes économiques ou les besoins éditoriaux (aller-retour en province dans la journée, amplitudes déraisonnables, séquences démultipliées « au cas-où » pour anticiper les changements de versions au montage…).
Plus globalement nous mettons en garde la direction contre tout projet qui voudrait simplement calquer le modèle d’organisation du service JRI de F3 sur celui de F2.

Sur l’immobilier :

Nous demandons le respect de quelques principes clairs : 

Nous sommes journalistes et avons besoin d’être au contact de la rédaction et des rédacteurs pour préparer les reportages, nous n’accepterons pas d’être placardisés dans une sombre pièce isolée.
Nous réclamons également une remise à plat du fonctionnement du magasin et du chemin depuis notre service jusqu’au magasin et aux véhicules de reportage, dans le respect de l’ergonomie liée au port de charges lourdes qui est notre quotidien. 

Si nous estimons que nos demandes ne sont pas entendues au cours de ces ateliers nous nous réservons la possibilité de nous en retirer, pour nous exprimer de façon alternative.

Le Collectif des JRI de la rédaction nationale de France3, le 21 novembre 2017"

mardi 21 novembre 2017

Le COMEX de France Télés envahi ce matin…Sitbon-Gomez (Monsieur agenda !) perd ses nerfs contre les salariés.



Le COMEX de France Télés envahi ce matin…Sitbon-Gomez (Monsieur agenda !) perd ses nerfs contre les salariés.
Alors que les salariés d’« Envoyé spécial » et « Complément d'enquête » ont appris choqués, ce matin même, que le COMEX devait valider la décision de l’ex Orange de ne diffuser qu’alternativement et mensuellement un jeudi par mois dès janvier 2018 les deux magazines de France 2, ils se sont invités à la petite réunion.
Accueillis par Sitbon-Gomez qui a déclaré à l’audience du 24 octobre dernier devant la 11ème chambre correctionnelle du TGI de Paris qu’il ne s’occupait que de l’agenda d’Ernotte, ce dernier perdant visiblement ses nerfs leur a littéralement aboyé dessus.
Il n’est du reste pas le seul à perdre ses nerfs !
Le blog CGC Média vous propose de découvrir le texte que les salariés en colère ont lu en séance et remis à chaque membre du comité: 

Madame Ernotte, serez vous celle qui aura enterré les magazines d'information du service public ? 

Nous venons d'apprendre qu'un projet de la direction de l'information, que  vous allez devoir trancher, prévoit la suppression pure et simple des 33 CDD de reporters des magazines, c'est-à-dire de la quasi-totalité des postes de fabricants des émissions Envoyé Spécial, Complément d'enquête, et 13h15.


Alors que France Télévisions a pour obligation de supprimer l'an prochain 66 équivalents temps plein (ETP) sur les 1338 que compte la rédaction, nous venons d'apprendre par accident que notre propre direction vous propose de supprimer jusqu'à 30 ETP dans les magazines - dont les effectifs s'élèvent à moins de 100 personnes, hiérarchie et production comprises.

Nous qui représentons moins de 7% des effectifs de l'information, pourquoi devrions-nous supporter près de 50% des efforts en terme d'emplois ? Nous ne l'accepterons pas. 

Cette réforme des magazines, qui prévoit un passage à une diffusion mensuelle des deux émissions hebdomadaires les plus emblématiques du service public (Envoyé Spécial et Complément d'Enquête), nous paraît à la fois dangereuse au niveau éditorial et incohérente pour le téléspectateur. Comment se retrouver dans une soirée du jeudi qui verrait se succéder ces deux émissions, mais aussi l'Angle Eco, l’Émission Politique, les portraits de Laurent Delahousse ? Cinq marques pour une seule et même case, alors qu'une récente étude commandée par la direction des magazines - et facturée 48 000 euros - préconisait précisément l'inverse.

Sans s'attarder sur le peu d'humanité d'un projet qui prévoit de se séparer de CDD dont certains sont des collaborateurs exclusifs et à temps plein de France Télévisions depuis près de dix ans, nous souhaitons vous alerter sur les conséquences directes d'un tel choix. Concrètement, sans CDD, sachez qu'il ne restera plus que deux reporters à Complément d'enquête, et cinq à Envoyé Spécial. Autant le dire franchement : cela reviendrait à faire disparaître ces émissions.

L'offre de magazines de grand reportage et d'investigation est pourtant l'un des piliers de l'information de France Télévisions, qui lui permet de se différencier de ses concurrents.
Une rédaction des magazines de service public, c'est la possibilité de pouvoir enquêter sur Bygmalion sans être censuré, c'est la possibilité d'envoyer une équipe en Erythrée sans être accusé de sous-traiter le risque, c'est la possibilité de dévoiler les dessous de la communication d'Emmanuel Macron sans payer les mécontentements du Château, c'est la possibilité d'être réactif et de sortir des scoops en des temps records (Interview d'Asia Argento, Penelope Fillon, Omar Omsen - Spéciales attentats), c'est la possibilité d'être la seule rédaction suffisamment indépendante pour pouvoir enquêter sur Vincent Bolloré et de remporter ainsi le prestigieux prix Albert Londres.

Est-ce vraiment tout cela que vous souhaitez supprimer ? 

Pour la première fois dans l'histoire de France Télévision, vous allez, Madame Ernotte, devoir valider une réduction du nombre d'heures consacrées à l'information. Tout en payant la même redevance, le téléspectateur verra moins d'émissions d'enquêtes, de grand reportage et d'investigation. Après avoir déjà supprimé un magazine emblématique de l’antenne avec l’arrêt d’«Un œil sur la planète», vous nous aviez pourtant assuré il y a quelques semaines encore qu'il n'était plus question de toucher au périmètre de l'information, la colonne vertébrale de France 2.

Nous sommes conscients que la rédaction et les magazines doivent participer aux efforts d'économie. Nous avons d'ailleurs beaucoup d'idées allant dans ce sens et serions ravis de pouvoir vous les faire partager. Mais prendre comme seule boussole la diminution de nos ETP de fabricants, alors que nous sommes au quotidien les spectateurs impuissants d'aberrations de gestion nous paraît incompréhensible. Avant de faire votre choix, gardez à l'esprit que derrière cette décision comptable, c'est la survie des derniers magazines produits par le service public qui est en jeu.

Les rédactions des magazines «Envoyé Spécial» et «Complément d’enquête»"